mardi 17 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2208705 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | JU 5ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CARNOT AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 23 novembre 2022 et 2 octobre 2023, M. C D, représenté par Me Moutoussamy (DBKM Avocats), demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'avis des sommes à payer émis le 20 juin 2022 par le président de la métropole de Lyon pour le recouvrement d'une somme de 16 917,40 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période du 1er mars 2017 au 31 mai 2020 ainsi que la décision implicite ayant rejeté le recours formé à l'encontre de ce titre exécutoire ;
2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme mise à sa charge ;
3°) d'enjoindre à la métropole de Lyon de lui restituer les sommes retenues dans le cadre de la procédure de recouvrement de l'indu ;
4°) de mettre à la charge de la métropole de Lyon une somme de 960 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. D soutient que :
- la dette en litige était prescrite en ce qu'elle porte sur une dette constituée entre le 1er mars 2017 et le 31 mai 2020 ;
- il n'a pas bénéficié d'un recours effectif préalablement à la mise en recouvrement ;
- les décisions en litige sont insuffisamment motivées en fait et en droit ;
- l'avis des sommes à payer ne comporte pas l'indication des bases de la liquidation ;
- l'avis des sommes à payer n'est pas signé et il n'est pas établi qu'il aurait été signé par une autorité compétente ;
- il n'est pas établi que la procédure d'établissement de l'indu ait été menée par un agent dûment habilité ni qu'elle aurait été menée après information sur l'exercice du droit de communication ;
- l'indu n'est pas fondé.
Par des mémoires en défense enregistrés les 21 mars et 3 octobre 2023 (ce dernier n'ayant pas été communiqué), la métropole de Lyon, représentée par la Selarl Carnot Avocats (Me Prouvez), conclut au rejet de la requête.
La métropole de Lyon soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Soubié, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Soubié, première conseillère,
- et les observations de Me Rey, substituant Me Prouvez, représentant la métropole de Lyon.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, allocataire du revenu de solidarité active dans la métropole de Lyon, demande au tribunal d'annuler l'avis des sommes à payer émis le 20 juin 2022 par le président de la métropole de Lyon pour le recouvrement d'une somme de 16 917,40 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période du 1er mars 2017 au 31 mai 2020 et la décision implicite ayant rejeté le recours formé à l'encontre de ce titre exécutoire et de le décharger de l'obligation de payer l'indu mis à sa charge.
Sur les conclusions à fin d'annulation et de décharge :
2. Lorsque le recours est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération de montants d'allocation de revenu de solidarité active que l'administration estime avoir été indûment versés, il appartient au juge d'examiner d'abord les moyens tirés, le cas échéant, des vices propres de cette décision pour en prononcer, s'il y a lieu, l'annulation. Dans ce dernier cas, il est loisible à l'administration, si elle s'y croit fondée et si, en particulier, aucune règle de prescription n'y fait obstacle, de reprendre régulièrement, sous le contrôle du juge, une nouvelle décision. Dans le cas où aucun vice propre n'est de nature à justifier l'annulation de la décision attaquée, il appartient au juge d'examiner les droits de l'intéressé sur lesquels l'administration s'est prononcée afin d'y statuer lui-même et d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision.
3. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " Les dispositions du présent article s'appliquent également aux établissements publics de santé. / () / 2° L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois suivant la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. / (). ". Ces dispositions ne soumettent pas la recevabilité de l'action dont dispose un débiteur pour contester un titre exécutoire à un recours préalable obligatoire et n'ont ni pour objet, ni pour effet d'exclure l'exercice par le débiteur d'un recours administratif, qu'il soit gracieux ou hiérarchique, qui, introduit dans le délai de recours contentieux, interrompt ce délai.
4. S'agissant de la décision implicite rejetant le recours formé à l'encontre du titre exécutoire, il résulte des dispositions précitées que les vices dont serait entachée la décision prise sur recours gracieux ne peuvent être contestés à l'occasion du recours formé contre le titre exécutoire. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation articulé à l'encontre de la décision rejetant le recours gracieux formé contre le titre doit être écarté.
5. Si le requérant se prévaut de l'impossibilité pour lui d'exercer un recours effectif préalable faute pour la métropole d'avoir répondu à ses demandes de communication de son dossier, il résulte de l'instruction que l'agent chargé du contrôle a invité le requérant à formuler ses observations à l'issue du contrôle. Par suite, le moyen doit être écarté.
6. La métropole de Lyon produit le bordereau journal n° 2571 du 20 juin 2022 comprenant le titre exécutoire litigieux portant comme numéro de titre 12759. Ce bordereau comporte outre sa signature, les nom, prénom et qualité de la personne qui l'a émis, à savoir M A B, directeur des finances, lequel dispose d'une délégation de signature consentie par le président de la métropole de Lyon le 13 mai 2022, par arrêté publié et accessible tant aux parties qu'au juge. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le titre exécutoire en litige n'aurait pas été signé par une autorité compétente doit être écarté.
7. Tout titre de perception doit indiquer les bases de liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il a été émis, à moins que ces bases n'aient été préalablement portées à la connaissance du débiteur. Le titre exécutoire litigieux est pris au visa des articles L. 252 A du livre des procédures fiscales, L. 1617-5, D. 1617-23 et R. 2342-4 du code général des collectivités territoriales et indique l'identité du débiteur, son numéro d'allocataire et la nature de la somme mise en recouvrement ainsi que la période concernée, soit un indu de revenu de solidarité active du 1er mars 2017 au 31 mai 2020 et le montant à payer, soit une somme de 16 917,40 euros. Dans ces conditions, le titre exécutoire attaqué doit être regardé comme comportant une indication suffisante des bases de liquidation et également être suffisamment motivé en fait et en droit.
8. Aux termes de l'article L. 114-10 du code de la sécurité sociale : " Les directeurs des organismes chargés de la gestion d'un régime obligatoire de sécurité sociale ou par arrêté du ministre chargé de l'agriculture confient à des agents chargés du contrôle, assermentés et agréés dans des conditions définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale, le soin de procéder à toutes vérifications ou enquêtes administratives concernant l'attribution des prestations, le contrôle du respect des conditions de résidence et la tarification des accidents du travail et des maladies professionnelles. () Ces agents ont qualité pour dresser des procès-verbaux faisant foi jusqu'à preuve du contraire. (). ".
9. L'allégation selon laquelle l'agent chargé du contrôle ne serait pas agréé et assermenté est contredite par la copie, fournie en défense, de la décision d'agrément du 24 octobre 2019 et du procès-verbal de prestation de serment de cet agent. Par ailleurs, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose la publication des agréments des agents de la caisse d'allocations familiales chargés de réaliser des contrôles. Par suite, le moyen doit être écarté.
10. Aux termes de l'article L. 262-40 du code de l'action sociale et des familles: " Les organismes chargés de son versement réalisent les contrôles relatifs au revenu de solidarité active selon les règles, procédures et moyens d'investigation applicables aux prestations de sécurité sociale. ". Aux termes de l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale : " Le droit de communication permet d'obtenir, sans que s'y oppose le secret professionnel, les documents et informations nécessaires : 1° Aux agents des organismes chargés de la gestion d'un régime obligatoire de sécurité sociale pour contrôler la sincérité et l'exactitude des déclarations souscrites ou l'authenticité des pièces produites en vue de l'attribution et du paiement des prestations servies par lesdits organismes ; () 3° Aux agents de contrôle des organismes de sécurité sociale pour recouvrer les prestations versées indûment à des tiers ou des prestations recouvrables sur la succession. ". Enfin, aux termes de l'article L. 114-21 du même code : " L'organisme ayant usé du droit de communication en application de l'article L. 114-19 est tenu d'informer la personne physique ou morale à l'encontre de laquelle est prise la décision de supprimer le service d'une prestation ou de mettre des sommes en recouvrement, de la teneur et de l'origine des informations et documents obtenus auprès de tiers sur lesquels il s'est fondé pour prendre cette décision. Il communique, avant la mise en recouvrement ou la suppression du service de la prestation, une copie des documents susmentionnés à la personne qui en fait la demande. ".
11. Les articles L. 114-19 et L. 114-20 du code de la sécurité sociale ont instauré, à des fins de contrôle, un droit de communication auprès de tiers limitativement énumérés au bénéfice des organismes de sécurité sociale. En vertu de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale, il incombe à l'organisme de sécurité sociale qui fait usage de ce droit de communication d'informer l'allocataire de l'origine et de la teneur des renseignements qu'il a effectivement utilisés pour décider de supprimer l'octroi du revenu de solidarité d'activité et de récupérer un indu de revenu de solidarité active. Cette obligation a pour objet de permettre à celui-ci, notamment, de discuter utilement leur provenance ou de demander que les documents qui, le cas échéant, contiennent ces renseignements soient mis à sa disposition avant la mise en recouvrement de l'indu qui en procède, afin qu'il puisse vérifier l'authenticité de ces documents et en discuter la teneur ou la portée. Ces dispositions instituent ainsi une garantie au profit de l'intéressé. Toutefois, la méconnaissance de ces dispositions par l'administration demeure sans conséquence sur le bien-fondé de l'indu s'il est établi qu'eu égard à la teneur du renseignement, nécessairement connu de l'allocataire, celui-ci n'a pas été privé, du seul fait de l'absence d'information sur l'origine du renseignement, de cette garantie.
12. Si le requérant soutient que son droit de communication a été méconnu, il résulte de l'instruction, que l'agent assermenté de la caisse d'allocations familiales l'a informé de l'utilisation qu'il avait faite du droit de communication prévu à l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale, à savoir obtenir les relevés de ses comptes bancaires depuis le 1er janvier 2017. M. D a formulé des observations sur les informations obtenues par l'agent assermenté, dans le cadre de la procédure contradictoire préalable à l'établissement de l'indu. Ainsi le requérant n'est pas fondé à soutenir que les dispositions dudit article auraient été méconnues, faute pour la caisse d'allocations familiales puis, la métropole de Lyon, de l'avoir informé de la nature et de la teneur des éléments recueillis.
13. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental (). ".
14. Une décision de récupération d'un indu de revenu de solidarité active prise par le président du conseil départemental, ou par délégation de celui-ci ne peut, à peine d'irrecevabilité, faire l'objet d'un recours contentieux sans qu'ait été préalablement exercé un recours administratif auprès de cette autorité. Si la recevabilité d'un recours contentieux dirigé contre le titre exécutoire émis pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active n'est pas, subordonnée à l'exercice d'un recours administratif préalable, le débiteur ne peut toutefois, à l'occasion d'un tel recours, contester devant le juge administratif le bien-fondé de cet indu en l'absence de tout recours préalable saisissant de cette contestation le président du conseil général.
15. Ainsi qu'il a été dit précédemment, à la suite d'un contrôle réalisé par un agent assermenté à son domicile, les droits au revenu de solidarité active de M. D ont été révisés sur la période du 1er mars 2017 au 31 mai 2020. Par une décision du 16 novembre 2021, un indu d'un montant de 17 374,75 euros a été notifié à l'intéressé au titre de diverses prestations, dont le revenu de solidarité active. Le requérant s'est abstenu de retirer cette décision, présentée à son domicile le 18 novembre suivant et n'a pas contesté le bien-fondé de l'indu. Le recours formé le 29 juillet 2022 à l'encontre du titre exécutoire mentionnait une contestation du principe de la dette, mais ne peut être regardé comme une contestation de l'indu compte tenu de la date à laquelle elle a été présentée. Par suite, en l'absence de recours préalable adressé au président de la métropole de Lyon sur le bien-fondé de l'indu, le requérant ne peut utilement contester le bien-fondé de la créance à l'origine du titre exécutoire devant le tribunal.
16. Aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active ou le département en recouvrement des sommes indûment payées (). " Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux.(). " . Aux termes de l'article R. 262-11 du même code : " Pour l'application de l'article R. 262-6, il n'est pas tenu compte : () 14° Des aides et secours financiers dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier ainsi que des aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation ; (). ". Aux termes de l'article R. 262-14 du même code : " Sur décision individuelle du président du conseil départemental au vu de la situation exceptionnelle du demandeur au regard de son insertion sociale et professionnelle, il n'est pas tenu compte des libéralités consenties aux membres du foyer. ". Enfin, aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. (). ". Il résulte de ces dispositions que, pour déterminer ses droits au revenu de solidarité active, le demandeur doit déclarer l'ensemble des ressources perçues par lui-même et par toutes les personnes composant son foyer.
17. Il résulte de l'instruction que la dette de revenu de solidarité active mise à la charge de M. D trouve son origine dans l'omission par celui-ci de déclarer certaines de ses ressources, notamment perçues sous forme de virements, remises de chèque, dépôt d'espèces. Compte tenu des obligations déclaratives s'imposant au requérant, l'omission déclarative constitue à tout le moins une fausse déclaration faisant obstacle au cours de la prescription, alors même que le requérant aurait pu s'interroger sur la nécessité ou non de déclarer certaines sommes et quand bien même l'agent de la caisse d'allocations familiales a laissé à la métropole de Lyon la décision de qualifier les sommes non déclarées. Par suite, le moyen doit être écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation et de décharge doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions dirigées contre le titre exécutoire du 20 juin 2022, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction de la requête doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de la métropole de Lyon, qui n'est pas partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D et à la métropole de Lyon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2023.
La magistrate désignée,
A-S. Soubié
La greffière,
S. Rivoire
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026