lundi 26 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2208873 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 novembre 2022, Mme A B, représentée par Me Bard, demande au tribunal :
1°) de condamner l'université lumière Lyon 2 à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la délibération du jury de la première année de la formation conduisant au diplôme de master de psychologie spécialité " psychopathologie clinique psychanalytique " qui lui a attribué la note de 1 sur 20 à l'épreuve de soutenance de son mémoire de recherche ;
2°) de mettre à la charge de l'université lumière Lyon 2 la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le travail fourni ne pouvait aboutir à la note de 1 sur 20 au regard des échanges avec sa directrice de recherche, des appréciations de son maître de stage et des notes obtenues au premier semestre ;
- le jury de soutenance l'a interrogée sur des éléments relevant de sa vie personnelle ;
- elle est en droit d'obtenir la somme de 15 000 euros en remboursement des frais de scolarité et de 5 000 euros en réparation de son préjudice moral.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mai 2023, l'université Lumière Lyon 2 conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lacroix,
- les conclusions de M. Reymond-Kellal, rapporteur public,
- et les observations de Mme C, chargée des affaires juridiques à l'université Lumière Lyon 2.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B demande la condamnation de l'université lumière Lyon 2 à l'indemniser des préjudices subis du fait de la délibération du jury de la première année de la formation conduisant au diplôme de master de psychologie spécialité " psychopathologie clinique psychanalytique " qui lui a attribué la note de 1 sur 20 à l'épreuve de soutenance de son mémoire de recherche, laquelle l'a empêchée de poursuivre son cursus.
2. Mme B ne peut utilement soutenir que le jury du diplôme, qui est seul compétent pour se prononcer sur ses mérites, aurait commis une erreur d'appréciation en lui attribuant la note de 1 sur 20 à l'épreuve de soutenance de mémoire de recherche. Si l'université reconnaît en défense que les deux examinatrices ont, à l'occasion de l'oral de soutenance, interrogé l'intéressée sur sa situation personnelle, il ne ressort pas des pièces du dossier que le jury, qui n'avait à se prononcer que sur ses mérites, se serait fondé sur des éléments étrangers à ceux-ci pour lui attribuer la note de 1 sur 20.
3. Il suit de là que Mme B n'est pas fondée à demander la condamnation de l'université Lumière Lyon 2 à l'indemniser de ses préjudices. Sa requête doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'université Lumière Lyon 2.
Délibéré après l'audience du 8 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Michel, présidente,
Mme Lacroix, première conseillère,
Mme Reniez, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 août 2024.
La rapporteure,
A. Lacroix
La présidente,
C. MichelLa greffière,
K. Schult
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026