mardi 28 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2209682 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP COUDERC ZOUINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 22 décembre 2022 et 16 avril 2024, M. B A, représenté par la SCP Couderc-Zouine, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, la décision de rejet de son recours gracieux et la décision du 5 avril 2024 de la préfète du Rhône confirmant ce refus de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, en lui délivrant dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans le délai de cinq jours ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation des préjudices causés par la carence de l'Etat dans l'instruction de sa demande et par l'illégalité de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision implicite de refus de titre de séjour est entachée d'un défaut de motivation, sa demande de communication des motifs étant restée sans réponse dans le délai prescrit par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision de refus de titre de séjour du 5 avril 2024 est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du même code ;
- elle est entachée d'erreur de droit dans l'application de cet article, la préfète n'ayant pas examiné sa demande d'admission exceptionnelle au séjour au regard de sa situation professionnelle ;
- elle est entachée d'erreur de droit dans l'application de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'illégalité de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ; en outre, l'absence de réponse expresse à sa demande de titre de séjour constitue une carence fautive engageant la responsabilité de l'Etat ;
- il a subi un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence directement liés à cette illégalité fautive et cette carence, ayant été placé en situation de précarité et d'incertitude ;
- ces préjudices doivent être évalués à une somme globale de 5 000 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Flechet
- et les observations de Me Zouine, représentant M. A, requérant.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant kosovar, déclare être entré sur le territoire français en 2012. Le 19 juin 2018, M. A a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles, alors en vigueur, L. 313-11 7° et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le silence gardé sur cette demande par le préfet du Rhône a fait naître une décision implicite de refus. Par une décision du 5 avril 2024, la préfète du Rhône a confirmé la décision implicite de refus. M. A demande l'annulation de cette décision implicite ainsi que de la décision du 5 avril 2024. Il demande en outre la condamnation de l'Etat à l'indemniser de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence occasionnés par l'illégalité fautive du rejet de sa demande de titre de séjour et la carence fautive de l'Etat dans l'instruction de sa demande.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet :
2. Lorsqu'un requérant conteste, dans les délais de recours, une décision implicite de rejet et une décision expresse de rejet intervenue postérieurement, ses conclusions doivent être regardées comme dirigées uniquement contre la seconde décision, qui s'est substituée à la première.
3. Ainsi, les conclusions et les moyens dirigés contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur la demande de titre de séjour présentée par M. A le 19 juin 2018 doivent être regardés comme dirigés contre la décision du 5 avril 2024, qui s'y est substituée, par laquelle l'administration a expressément rejeté cette demande.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 5 avril 2024 :
4. En premier lieu, la décision du 5 avril 2024 comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent, notamment s'agissant de l'application de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit ainsi être écarté comme manquant en fait.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
6. M. A se prévaut de sa présence en France depuis 2012, de celle de sa compagne et de leurs trois enfants, nés en 2012, 2016 et 2018, et de son insertion professionnelle. Toutefois, M. A est entré en France à l'âge de 21 ans. À la suite du rejet de sa demande d'asile en 2013, il a fait l'objet de refus de titre de séjour assortis de mesures d'éloignement en 2014, 2015 et 2018. En outre, en dehors de la stabilité de sa situation professionnelle avec une ancienneté de travail d'environ neuf années dans le domaine du bâtiment, le requérant, qui ne dispose pas d'autres attaches familiales en France que ses enfants et sa compagne, également en situation irrégulière en raison d'une décision de refus de titre de séjour prise à son encontre le 5 avril 2024, confirmée par un jugement du tribunal n° 2209683 du 28 mai 2024, ne justifie pas avoir tissé en France des liens sociaux et amicaux d'une intensité et d'une stabilité particulière. Dans ces conditions, la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Ainsi, elle ne méconnaît pas les stipulations l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / (). ".
8. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
9. D'une part, compte tenu de ce qui a été dit au point 6, la préfète du Rhône n'a pas commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation de M. A ne répondait pas à des motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour au titre de sa vie privée et familiale. D'autre part, il ressort des termes de l'acte attaqué que la préfète a examiné la demande d'admission exceptionnelle au séjour du requérant au titre du travail. Si M. A justifie avoir travaillé depuis l'année 2013 comme maçon puis, depuis 2021, comme manœuvre, cette ancienneté de travail d'environ neuf années ne suffit pas, compte tenu des caractéristiques de ces emplois, à justifier une admission exceptionnelle de l'intéressé au titre du travail. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
10. En quatrième lieu, aux termes du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
11. Si les enfants du requérant sont scolarisés en France, les deux derniers sont jeunes et l'aînée a vécu ses trois premières années hors de France. M. A n'établit pas que ses enfants ne pourraient poursuivre leur scolarité hors de France, notamment au Kosovo, son pays d'origine, où il a vécu avec sa fille aînée et sa compagne avant leur entrée en France, ou en Albanie, pays d'origine de cette dernière. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit, dès lors, être écarté.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance ou le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à tout étranger : / 1° N'ayant pas satisfait à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français dans les formes et les délais prescrits par l'autorité administrative ; / () ".
13. Si le requérant soutient que la décision attaquée est entachée d'erreur de droit, les dispositions précitées de l'article L. 432-1-1 ne pouvant s'appliquer à des étrangers ayant fait l'objet de mesures d'éloignement antérieures à l'entrée en vigueur de cet article, il résulte en tout état de cause de ce qui précède que le requérant ne remplit pas les conditions pour que lui soit délivré un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Or, il résulte de l'instruction que la préfète aurait pris la même décision si elle ne s'était pas fondée sur l'article L. 432-1-1 précité. Le moyen tiré de l'erreur de droit dans l'application de cet article doit, par suite, être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, ses conclusions aux fins d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
16. En premier lieu, en l'absence d'illégalité fautive entachant la décision de refus de titre de séjour, M. A ne peut prétendre à la réparation des préjudices qu'il soutient avoir subis du fait de cette décision.
17. En second lieu, le requérant soutient également qu'en n'ayant pas expressément statué sur sa demande de titre de séjour, le préfet du Rhône l'a placé dans une situation de précarité et d'incertitude pendant une durée anormalement longue. Toutefois, le préfet n'est pas tenu de répondre explicitement à une demande de titre de séjour et une décision implicite de rejet de la demande est née au terme d'un délai de quatre mois, en application des articles R. 311-12 et R. 311-12-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicables. Le requérant, qui a d'ailleurs contesté la décision implicite de refus de titre de séjour, n'est dès lors pas fondé à rechercher la responsabilité de l'Etat en raison du fait que le préfet n'a pas statué expressément sur sa demande de titre de séjour.
18. Il résulte des deux points précédents que les conclusions indemnitaires présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie perdante du remboursement par l'autre partie de ses frais d'instance. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par M. A doivent être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 7 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Jean-Pascal Chenevey, président,
Mme Marine Flechet, première conseillère,
Mme Marie Chapard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mai 2024.
La rapporteure,
M. Flechet
Le président,
J.-P. Chenevey
La greffière,
A. Baviera
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026