mardi 10 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2300130 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL DELAMBRE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 janvier 2023, la société à responsabilité limitée Euro Nep, représentée par Me Delambre, demande au tribunal de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée réclamés au titre de la période du 1er novembre 2016 au 30 juin 2019 et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des années 2017 à 2019, ainsi que des pénalités correspondantes.
Elle soutient que l'administration, qui supporte la charge la preuve, n'établit pas que le règlement en espèces de certains fournisseurs aurait été effectué au moyen de recettes dissimulées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 avril 2023, le directeur régional des finances publiques d'Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que le moyen soulevé par la société Euro Nep n'est pas fondé.
Par ordonnance du 29 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 1er juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gros, première conseillère,
- et les conclusions de Mme Tocut, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société à responsabilité limitée (SARL) Euro Nep exerce une activité de négoce de véhicules automobiles d'occasion. A l'issue d'une vérification de comptabilité portant sur la taxe sur la valeur ajoutée due au titre de la période du 1er novembre 2016 au 30 juin 2019, d'une part, et d'un contrôle sur pièces, d'autre part, elle a été assujettie à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er novembre 2016 au 30 juin 2019 et à des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des années 2017 à 2019, assortis d'intérêts de retard et de majorations, dont elle demande au tribunal de prononcer la décharge.
2. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré. () ".
3. A l'issue des opérations de contrôle, l'administration a estimé que certaines factures de la société Euro Nep avait été réglées au moyen de recettes dissimulées, qu'elle a réintégrées, pour leur montant hors taxe, dans le chiffre d'affaires soumis à la taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er novembre 2016 au 30 juin 2019 ainsi que dans le bénéfice des exercices clos les 31 décembre 2017, 31 décembre 2018 et 30 juin 2019. La société Euro Nep ayant présenté des observations en réponse aux propositions de rectification du 14 octobre 2020 dans le délai imparti, la charge de la preuve de l'existence de recettes dissimulées incombe à l'administration.
4. A cet égard, l'administration fait valoir que si des sommes de même montant que les factures ont été inscrites au crédit du compte courant d'associé de M. A, gérant, la société Euro Nep n'a fourni aucun élément tendant à établir leur paiement par l'intéressé sur ses deniers personnels. Elle considère que ces factures, réglées en espèces, ont, en réalité, été acquittées au moyen de recettes dissimulées de la société, en s'appuyant sur le fait qu'une entreprise est présumée régler ses dépenses sur ses ressources propres et que la quasi-totalité des ventes à l'exportation réalisées au titre des périodes considérées a donné lieu à des paiements en espèces. Ce faisant, l'administration ne rapporte toutefois pas la preuve, qui lui incombe, que les espèces ayant servi au règlement des factures litigieuses correspondraient à des recettes non déclarées de la société Euro Nep.
5. Il résulte de ce qui précède que la société Euro Nep est fondée à demander la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er novembre 2016 au 30 juin 2019 résultant de la réintégration de prétendues recettes dissimulées ainsi que des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des années 2017 à 2019.
D E C I D E :
Article 1er : La société Euro Nep est déchargée, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er novembre 2016 au 30 juin 2019 résultant de la réintégration de prétendues recettes dissimulées ainsi que des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des années 2017 à 2019.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Euro Nep et au directeur régional des finances publiques d'Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Rhône.
Délibéré après l'audience du 29 août 2024, à laquelle siégeaient :
M. Clément, président,
Mme Rizzato, première conseillère,
Mme Gros, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 septembre 2024.
La rapporteure,
R. Gros
Le président,
M. Clément La greffière,
T. Andujar
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026