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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2305701

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2305701

mardi 19 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2305701
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantLARGERON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés 8 juillet 2023, le 16 août 2023 et le 23 novembre 2023, Mme A B épouse C, représentée par Me Largeron, avocate, demande au juge des référés du tribunal :

1°) de condamner, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, le centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne à lui payer une indemnité provisionnelle de 50 000 euros avec intérêts au taux légal à compter du 8 mars 2023 et capitalisation des intérêts, à valoir sur l'indemnisation des conséquences dommageables de sa prise en charge dans cet établissement public de santé à compter du 14 février 2019 ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne les entiers dépens ainsi qu'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- n'est pas sérieusement contestable le principe de l'obligation du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne d'indemniser les conséquences dommageables de l'intervention d'ostéotomie bimaxillaire qu'elle a subie le 9 mai 2019 dans cet établissement public de santé ; en effet,

le docteur D, qui a réalisé cette opération chirurgicale, a commis une faute de nature à engager la responsabilité du service public hospitalier en s'abstenant de lui délivrer préalablement à cette opération une information complète sur les risques présentés par l'intervention envisagée ; la part de responsabilité du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne correspondant à la perte de chance, du fait de cette absence fautive d'information, pour la patiente de refuser l'intervention du 9 mai 2019 et ainsi d'éviter les complications qui lui ont été consécutives, doit être fixée à 80 % ; cette absence fautive d'information a également généré pour elle un préjudice moral d'impréparation ;

l'expert désigné le 27 juin 2022 par le juge des référés du tribunal a retenu que certains gestes réalisés par le docteur D lors de l'intervention d'ostéotomie bimaxillaire du 9 mai 2019 n'étaient pas conformes aux règles de l'art sur le plan fonctionnel, sur le plan de la douleur et sur le plan prothétique ;

- elle a droit à une indemnité provisionnelle de 50 000 euros à valoir sur l'indemnisation des conséquences dommageables de cette opération chirurgicale du 9 mai 2019 ; en effet,

en l'état, les sommes à engager pour initier les soins liés au défaut de prise en charge dans les règles de l'art par le centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne s'élèvent à 29 000 euros environ, hors prise en charge par l'assurance maladie ;

l'expert a retenu un déficit fonctionnel temporaire de 29,5 %, des souffrances endurées cotées à 3/7, un préjudice esthétique temporaire coté à 3/7, un déficit fonctionnel permanent de 29,5 %, un préjudice esthétique permanent coté à 3/7, un préjudice d'agrément coté à 2/7 et un préjudice sexuel coté à 1/7.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 7 août 2023 et le 6 septembre 2023, le centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne, représenté par la SELARL Rebaud Avocat, conclut à ce que l'indemnité provisionnelle susceptible d'être allouée à Mme B épouse C soit limitée à la somme de 5 000 euros et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que les demandes indemnitaires provisionnelles de la requérante doivent être réduites à de plus justes proportions.

Par un mémoire, enregistré le 8 août 2023, la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire, demande au juge des référés du tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, à lui payer une indemnité provisionnelle de 14 630,28 euros, avec intérêts au taux légal à compter de l'ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne les entiers dépens ainsi qu'une somme de 1 162 euros au titre du 9ème alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

Elle soutient que :

- n'est pas sérieusement contestable l'obligation du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne de réparer les préjudices subis du fait de l'intervention d'ostéotomie bimaxillaire pratiquée le 9 mai 2019 sur Mme B épouse C, son assurée sociale, dès lors que cet établissement public de santé a manqué à son obligation d'information à l'égard de la patiente et a commis des fautes de soins dans cette prise en charge ;

- ses débours provisoires au 20 mars 2023, constitués de frais d'hospitalisation et de frais médicaux, pharmaceutiques et d'appareillage, s'élèvent à la somme de 10 638,23 euros, et ses frais futurs à la somme de 3 992,05 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le dossier de l'instance en référé n° 2202669.

Vu :

- le code civil ;

- le code monétaire et financier ;

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Drouet, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. "

Sur le principe de la provision :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique : " Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus. () / Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables. Seules l'urgence ou l'impossibilité d'informer peuvent l'en dispenser. / Cette information est délivrée au cours d'un entretien individuel. / () / En cas de litige, il appartient au professionnel ou à l'établissement de santé d'apporter la preuve que l'information a été délivrée à l'intéressé dans les conditions prévues au présent article. Cette preuve peut être apportée par tout moyen. / () ".

3. Il résulte de l'instruction, notamment du courrier, produit par la requérante, en date du 19 février 2019 et adressé au chirurgien-dentiste de Mme B épouse C par le docteur D, praticien hospitalier au service de chirurgie maxillo-faciale, plastique et esthétique du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne, que ce praticien a, le 19 février 2019, avant de réaliser le 9 mai 2019 l'intervention litigieuse d'ostéotomie bimaxillaire, informé la patiente de ce que le calage occlusal post-opératoire serait de mauvaise qualité et à risque de récidive nécessitant une réhabilitation prothétique post opératoire précoce, de ce que l'absence de correction des axes incisifs entraînerait un défaut de correction esthétique de la pro-alvéole ainsi que des risques d'hypoesthésie du nerf alvéolaire inférieur et des risques hémorragiques et infectieux. Dans ces conditions, est sérieusement contestable le moyen tiré de ce que le docteur D n'aurait pas délivré à Mme B épouse C une information préalable complète sur les risques présentés par l'intervention d'ostéotomie bimaxillaire envisagée. Par suite, est sérieusement contestable le principe de l'obligation d'indemnisation du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne à raison d'un défaut d'information sur les risques présentés par ladite opération chirurgicale.

4. En second lieu, aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. / () ".

5. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport de l'expertise médicale ordonnée le 27 juin 2022 par le juge des référés du tribunal et n'est pas contesté par le centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne, qu'à l'occasion de la réalisation, le 9 mai 2019, de l'ostéotomie bimaxillaire avec génioplastie à visée prothétique, un repositionnement trop antérieur de la branche montante mandibulaire droite a eu pour conséquence un conflit intra-articulaire limitant les mouvements, un contact prématuré et douloureux avec la tubérosité maxillaire homolatérale et une encoche du bord basilaire mandibulaire droit avec déviation du menton à droite et a compromis la mise en place de prothèses, que la mise en œuvre d'autogreffes graisseuses, sans discussion d'une solution chirurgicale autre par lifting cervico facial, a généré un alourdissement des tissus traités et aggravé la ptose tissulaire et que n'a pas été envisagée une reprise précoce de l'ostéotomie avec plaques occlusales compensant les espaces prothétiques sur les zones édentées. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport de l'expert et n'est pas contesté par le centre hospitalier universitaire, que ce repositionnement trop antérieur de la branche montante mandibulaire droite, la mise en œuvre d'autogreffes graisseuses et l'absence reprise précoce de l'ostéotomie n'étaient pas conformes aux règles de l'art et constituent ainsi des fautes de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne. Par suite, n'est pas sérieusement contestable le principe de l'obligation du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne d'indemniser les conséquences dommageables de ces fautes.

Sur le montant de la provision :

6. En premier lieu, il est constant que l'état de santé de Mme B épouse C résultant des fautes commises à l'occasion de l'intervention d'ostéotomie bimaxillaire pratiquée le 9 mai 2019 a généré entre le 13 mai 2019 et le 20 mars 2023 des frais d'hospitalisation et des frais médicaux, pharmaceutiques et d'appareillage d'un montant total de 10 638,23 euros et supportés par la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire et génèrera de manière certaine pour cette caisse des frais futurs d'un montant d'au moins 3 992,05 euros. Dans ces conditions ladite caisse a droit à une indemnité provisionnelle totale de 14 630,28 euros, laquelle n'est pas sérieusement contestable.

7. En second lieu, il résulte de l'instruction, notamment des devis de son chirurgien-dentiste produits par la requérante et n'est pas sérieusement contesté par le centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne, que l'état de Mme B épouse C, née le 22 novembre 1971, résultant des fautes commises à l'occasion de l'intervention litigieuse d'ostéotomie bimaxillaire nécessite des soins dentaires d'un montant d'au moins 29 000 euros non pris en charge par l'assurance maladie. Il résulte du rapport de l'expertise médicale ordonnée le 27 juin 2022 par le juge des référés du tribunal et n'est pas sérieusement contesté par le défendeur, que l'expert a considérée l'état de Mme B épouse C consolidé au 8 octobre 2020 " sans exclure la possibilité de gestes adaptés ultérieurs pouvant modifier le préjudice définitif " et a, sous cette réserve, retenu un déficit fonctionnel temporaire de 29,5 %, des souffrances endurées cotées à 3/7, un préjudice esthétique temporaire coté à 3/7, un déficit fonctionnel permanent de 29,5 %, un préjudice esthétique permanent coté à 3/7, un préjudice d'agrément coté à 2/7 et un préjudice sexuel coté à 1/7. Dans ces conditions, Mme B épouse C a droit à une indemnité provisionnelle de 50 000 euros, laquelle n'est pas sérieusement contestable, à valoir sur l'indemnisation des conséquences dommageables des fautes, mentionnées au point 5, commises à l'occasion de l'intervention d'ostéotomie bimaxillaire pratiquée le 9 mai 2019 au centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne.

8. Il résulte de tout ce qui précède que cet établissement public de santé doit être condamné à payer à la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire une indemnité provisionnelle totale de 14 630,28 euros et à Mme B épouse C une indemnité provisionnelle totale de 50 000 euros.

Sur les intérêts et la capitalisation des intérêts demandés par Mme B épouse C :

9. D'une part, Mme B épouse C a droit aux intérêts de la somme provisionnelle de 50 000 euros à compter du 8 mars 2023, date de réception par le centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne de sa demande préalable d'indemnisation.

10. D'autre part, la capitalisation des intérêts a été demandée le 6 juillet 2023. A la date de la présente ordonnance, il n'était pas dû une année d'intérêts. Dès lors, conformément aux dispositions de l'article 1343-2 du code civil, il y a lieu de rejeter cette demande.

Sur les intérêts demandés par la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire :

11. Même en l'absence de demande tendant à l'allocation d'intérêts, toute décision de justice prononçant une condamnation à une indemnité fait courir les intérêts du jour de son prononcé jusqu'à son exécution, au taux légal puis, en application des dispositions de l'article L. 313-3 du code monétaire et financier, au taux majoré si elle n'est pas exécutée dans les deux mois de sa notification. Par suite, les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire tendant à ce que l'indemnité provisionnelle qui lui est allouée porte intérêts à compter de la date de la présente ordonnance sont dépourvues de tout objet et doivent être rejetées.

Sur conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire tendant à l'application du 9ème alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale :

12. Aux termes du 9ème alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en fonction du taux de progression de l'indice des prix à la consommation hors tabac prévu dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour l'année considérée. " En vertu de 1er de l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023, le montant maximal de cette indemnité forfaitaire de gestion est fixé à 1 162 euros au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2023.

13. Il résulte de ce qui a été dit au point 8 que le centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne doit être condamné à payer à la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire une somme de 1 162 euros au titre du 9ème alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

Sur les dépens :

14. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. "

15. Les dépens, qui comprennent les frais et honoraires de l'expertise ordonnée le 27 juin 2022 par le juge des référés du tribunal, liquidés et taxés à la somme de 2 375 euros, doivent être laissés à la charge du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne, partie perdante.

Sur les conclusions de Mme B épouse C tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne, partie tenue aux dépens, une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par Mme B épouse C et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : Le centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne est condamné à verser à Mme B épouse C une indemnité provisionnelle de 50 000 (cinquante mille) euros, avec intérêts au taux légal à compter du 8 mars 2023, et une somme de 1 200 euros au titre de L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 2 : Le centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne est condamné à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire une indemnité provisionnelle de 14 630,28 euros (quatorze mille six cent trente euros et vingt-huit centimes) et une somme de 1 162 (mille cent soixante-deux) euros au titre du 9ème alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

Article 3 : Les dépens, qui comprennent les frais et honoraires de l'expertise ordonnée le 27 juin 2022 par le juge des référés du tribunal, sont laissés à la charge du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B épouse C et des conclusions présentées par la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B épouse C, à la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire et au centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne.

Fait à Lyon, le 19 décembre 2023.

Le juge des référés,

H. Drouet

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

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