Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2306018

mardi 7 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2306018
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJU Chambre Sociale

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C, sous tutelle, d’une requête en plein contentieux visant à obtenir, sous astreinte, son hébergement d’urgence, après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation. Le requérant a finalement demandé l’annulation de sa requête par un mémoire du 10 décembre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement, le jugeant pur et simple, et a prononcé la clôture de l’instance. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, et un mémoire complémentaire enregistrés les 18 juillet et 17 novembre 2023, M. A C, dont l'Association tutélaire rhodanienne assure la tutelle, demande au tribunal d'enjoindre à la préfète du Rhône d'assurer son hébergement, dans un délai de 48h à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 40 euros par jour de retard.

Il soutient que :

- il a été reconnu prioritaire par une décision du 21 février 2023 de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône, devant être accueilli dans une structure d'hébergement ou dans une résidence hôtelière à vocation sociale ;

- l'administration ne respecte pas son droit à l'hébergement d'urgence ;

- cette situation porte atteinte à sa vie privée et familiale, telle que définie à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et méconnaît les stipulations de l'article 3 de la même convention.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 septembre 2023, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable en absence de signature de son auteur ;

- les conclusions présentées sont irrecevables dès lors qu'elles sont étrangères à la procédure prévue à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Par un mémoire enregistré le 10 décembre 2024, M. C, dont l'Association tutélaire rhodanienne assure la tutelle, demande au tribunal d'annuler sa requête.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Mariller, présidente ;

- et les observations de Mme B, pour la préfète du Rhône.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant que par un mémoire, enregistré le 10 décembre 2024, M. C demande au tribunal d'annuler sa requête. Il doit ainsi être regardé comme déclarant se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. C.

Article 2 : Le présente jugement sera notifié à M. A C, à l'association tutélaire rhodanienne et à la ministre chargée du logement.

Copie en sera adressée à la préfète du Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 janvier 2025.

La présidente,

C. MarillerLe greffier,

Y. MesnardLa République mande et ordonne à la ministre chargée du logement, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

Le greffier,