Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2307256
jeudi 31 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2307256 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu les procédures suivantes :
I) Par une requête et un mémoire enregistrés le 29 août 2023 et le 8 mars 2024 sous le n° 2307256, Mme A B, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire n° 5434 émis le 13 juillet 2023 par le président du conseil départemental du Rhône pour le recouvrement de la somme de 24 203,34 euros en raison d'un indu de revenu de solidarité active durant la période de janvier 2020 à décembre 2022 ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme due, subsidiairement de prononcer la remise demandée ;
3°) de mettre à la charge du département du Rhône la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- il n'est pas établi que le signataire du bordereau est le même que l'autorité mentionnée dans l'ampliation du titre ;
- à défaut de produire le bordereau de titre signé, le titre méconnait l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;
- le titre n'est pas suffisamment motivé ;
- l'indu n'est pas justifié et elle n'a pas été suffisamment informée ;
- le département n'a pas examiné la réalité de sa situation ;
- subsidiairement, sa situation de précarité justifie l'octroi d'une remise.
Par un mémoire enregistré le 10 janvier 2024, le département du Rhône conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens ne sont fondés.
L'aide juridictionnelle a été refusée à Mme B par une décision du 24 novembre 2023.
II) Par une requête et un mémoire enregistrés le 29 août 2023 et le 8 mars 2024 sous le n° 2307258, Mme A B, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 avril 2023 par laquelle président du département du Rhône a confirmé mettre à sa charge un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 24 203,34 euros constitué durant la période allant de janvier 2020 à décembre 2022 ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme due ;
3°) de mettre à la charge du département du Rhône la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision est entachée d'incompétence en l'absence de délégation régulièrement publiée ;
- l'absence de saisine de la commission de recours amiable l'a privée d'une garantie ;
- la motivation n'est pas satisfaisante ;
- les droits de la défense ont été méconnus ;
- l'indu n'est pas justifié et elle n'a pas été suffisamment informée ;
- le département n'a pas examiné la réalité de sa situation.
Par un mémoire enregistré le 10 janvier 2024, le département du Rhône conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'elle est irrecevable dès lors qu'elle est tardive, subsidiairement que les moyens ne sont fondés.
Mme B bénéficie de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 septembre 2023.
III) Par une requête enregistrée le 29 août 2023 sous le n° 2307259, Mme A B, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 janvier 2023 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a mis à sa charge un indu d'aide exceptionnelle de solidarité ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme due, subsidiairement de prononcer la remise demandée ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, dès lors que la procédure de récupération par prélèvement sur d'autres prestations à échoir ne peut s'appliquer ;
- le principe du contradictoire a été méconnu s'agissant d'une décision retirant une précédente créatrice de droit ;
- l'indu n'est pas justifié et elle n'a pas été suffisamment informée ;
- la caisse n'a pas examiné la réalité de sa situation ;
- subsidiairement, sa situation de précarité justifie l'octroi d'une remise.
Par un mémoire enregistré le 4 octobre 2024, la caisse d'allocation familiale du Rhône conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'elle est tardive et que les moyens ne sont fondés en tout état de cause.
Mme B bénéficie de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 juillet 2023.
IV) Par une requête enregistrée le 29 août 2023 sous le n° 2307260, Mme A B, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 janvier 2023 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a mis à sa charge un indu d'aide exceptionnelle de solidarité liée à l'urgence sanitaire ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme due, subsidiairement de prononcer la remise demandée ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, dès lors que la procédure de récupération par prélèvement sur d'autres prestations à échoir ne peut s'appliquer ;
- le principe du contradictoire a été méconnu s'agissant d'une décision retirant une précédente créatrice de droit ;
- l'indu n'est pas justifié et elle n'a pas été suffisamment informée ;
- la caisse n'a pas examiné la réalité de sa situation ;
- subsidiairement, sa situation de précarité justifie l'octroi d'une remise.
Par un mémoire enregistré le 4 octobre 2024, la caisse d'allocation familiale du Rhône conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'elle est tardive et que les moyens ne sont fondés en tout état de cause.
Mme B bénéficie de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 juillet 2023.
V) Par une requête enregistrée le 29 août 2023 sous le n° 2307261, Mme A B, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 janvier 2023 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a mis à sa charge un indu de prime exceptionnelle de fin d'année ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme due, subsidiairement de prononcer la remise demandée ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, dès lors que la procédure de récupération par prélèvement sur d'autres prestations à échoir ne peut s'appliquer ;
- le principe du contradictoire a été méconnu s'agissant d'une décision retirant une précédente créatrice de droit ;
- l'indu n'est pas justifié et elle n'a pas été suffisamment informée ;
- la caisse n'a pas examiné la réalité de sa situation ;
- subsidiairement, sa situation de précarité justifie l'octroi d'une remise.
Par un mémoire enregistré le 4 octobre 2024, la caisse d'allocation familiale du Rhône conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'elle est tardive et que les moyens ne sont fondés en tout état de cause.
Mme B bénéficie de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 juillet 2023.
La présidente du tribunal a désigné M. Reymond-Kellal, premier conseiller, pour statuer sur les litiges relatifs aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu :
- les décisions, recours préalables et titre attaqués ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1453 du 27 novembre 2020 ;
- le décret n° 2020-1746 du 29 décembre 2020 ;
- le décret n° 2021-1657 du 15 décembre 2021 ;
- le décret n° 2022-1234 du 14 septembre 2022 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir constaté l'absence des parties ou de leurs représentants à l'appel de l'affaire et présenté son rapport au cours de l'audience publique, le rapporteur public ayant été dispensé de prononcer ses conclusions sur sa proposition.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite d'un contrôle de la situation de Mme B ayant conduit l'agent contrôleur a estimé qu'elle n'avait pas sa résidence continue et effective en France, la caisse d'allocations familiales du Rhône lui a indiqué, par un courrier du 13 janvier 2023, qu'elle était notamment redevable d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 24 203,34 euros pour la période allant du mois de janvier 2020 à celui de décembre 2022, de primes exceptionnelles de fin d'année 2020, 2021 et 2022 d'un montant total de 1 006,17 euros et d'aide exceptionnelles de solidarité 2020 et 2021 d'un montant total de 1 150 euros. Par une décision du 26 avril 2023, le président du conseil départemental du Rhône a rejeté le recours administratif préalable obligatoire de Mme B en ce qui concerne le revenu de solidarité active et refusé l'octroi d'une remise de dette. Le 13 juillet 2023, un titre exécutoire a été émis pour le recouvrement de la créance d'indu de solidarité active.
2. Les requêtes susvisées, toutes présentées séparément pour Mme B mais qui sont relatives à des indus qui résultent d'un même contrôle et ont été notifiés en même temps, présentent à juger des questions communes. Il y a lieu, dès lors, de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur le revenu de solidarité active :
En ce qui concerne l'indu :
3. En premier lieu, la décision contestée a été signée par Mme C, cheffe de service insertion, qui bénéficiait d'une délégation en ce sens de la part du président du conseil départemental du Rhône consentie par arrêté du 24 janvier 2023 présumé publié dans les conditions prévues par son article 8.
4. En deuxième lieu, la consultation préalable de la commission de recours amiable en matière de contestations relatives au revenu de solidarité active est prescrite par les dispositions de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles sauf lorsque la convention de gestion conclue entre la caisse d'allocations familiales et le département en dispose autrement, en application de l'article R. 262-89 du même code. En l'espèce, le recours administratif de Mme B était dispensé de l'avis de la commission en application de l'article 6.1 de la convention de gestion conclue le 21 novembre 2016.
5. En troisième lieu, il ressort des termes du rapport d'enquête que les constats du contrôleur lors de son enquête ont été envoyés par courriels à Mme B le 4 octobre 2022. Le 13 octobre 2022, l'intéressée a présenté ses observations dans le cadre d'une procédure contradictoire. Compte tenu de l'ensemble des informations transmises, elle a pu concrètement, tant à l'occasion des échanges avec le contrôleur que dans le cadre de son recours administratif, exposer précisément l'ensemble des motifs qui justifiaient, selon elle, sa présence sur le territoire français durant les périodes remises en cause. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que les " droits de la défense " ont été méconnus.
6. En quatrième lieu, la décision du 13 janvier 2023 comme celle du 26 avril 2023 mentionnent la nature de la prestation dont le remboursement est réclamé comme le montant des sommes en cause, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération. Elles sont, par suite, suffisamment motivées.
7. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. () ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. () ".
8. Il résulte de l'instruction, en particulier le rapport d'enquête établi le 13 octobre 2022, que, hormis pendant trois jours, seuls des retraits et achats sur le compte HSBC de Mme B ont été effectués aux Etats-Unis depuis le 1er janvier 2019. Les informations publiquement disponibles sur internet faisaient en outre état d'une adresse personnelle située en Floride, de la direction de deux entreprises dans cet Etat et de la participation de la requérante au bureau du lycée franco-américain du comté de Broward. Les services du Rectorat ont, par ailleurs, confirmé que ses trois enfants n'étaient plus scolarisés en France depuis septembre 2018. En se bornant à soutenir que l'autorité administrative se contenterait d'affirmer qu'elle n'a pas sa résidence en France, et en produisant deux " preuves d'achat en ligne ", la requérante n'établit nullement, au regard des éléments produits qui témoignent d'un examen de sa situation personnelle, qu'elle résidait de manière stable et effective à Communay dans le Rhône durant la période en cause comme elle n'a cessé de le déclarer. L'indu en litige ne résulte pas, non plus, d'une faute de la caisse d'allocations familiales dans la délivrance d'informations sur les conditions d'attribution du revenu de solidarité active mais du propre comportement de Mme B qui ne pouvait légitimement ignorer que sa résidence à l'étranger faisait obstacle à la perception du revenu de solidarité active. Par suite, l'autorité compétente pouvait légalement lui imposer, en conséquence, de rembourser les sommes perçues indument à ce titre.
En ce qui concerne la remise gracieuse :
9. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " () La créance peut être remise ou réduite par le président () en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. () ".
10. En ayant déclaré résider en France au sens de la législation sur le revenu de solidarité active et omis d'avertir la caisse d'allocations familiales du Rhône de ses très longs séjours aux Etats-Unis où elle avait installé le centre de ses intérêts matériels et moraux, Mme B, qui ne pouvait légitimement ignorer que sa situation remettait en cause son droit à le percevoir durant la période en litige, a commis des manœuvres frauduleuses la privant de toute possibilité de réduction ou de remise de l'indu en résultant.
En ce qui concerne le titre exécutoire :
11. En premier lieu, le département du Rhône a produit le bordereau journal n° 784 comprenant le titre exécutoire litigieux portant le n° 5434. Ce bordereau, signé électroniquement, comporte les nom, prénom et qualité de la personne l'ayant signé, la même que celle mentionnée dans l'ampliation communiquée à la requérante, laquelle dispose d'une délégation de signature consentie par le président du conseil départemental par arrêté du 26 septembre 2022. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le titre exécutoire en litige n'aurait pas été signé par une autorité compétente doit être écarté.
12. En deuxième lieu, tout titre de perception doit indiquer les bases de liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il a été émis, à moins que ces bases n'aient été préalablement portées à la connaissance du débiteur. Le titre exécutoire litigieux comporte la mention " INDU RSA ALLOCATION FORFAITAIRE PERIODE DU 01/01/2020 au 31/12/2022 CASF ART L262-52 B A NATURE SITUATION FAMILIALE ET MOUVEMENT " et le montant à payer, soit une somme de 24 203,34 euros. En outre, Mme B a eu connaissance des bases de liquidation lors de la notification de la décision de récupération de l'indu du 13 janvier 2023 et du rejet de son recours administratif du 26 avril 2023 auxquels le titre exécutoire fait nécessairement référence. Dans ces conditions, le titre attaqué doit être regardé comme comportant une indication suffisante des bases de liquidation.
13. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux indiqués au point 8 précédent, Mme B n'est pas fondée à soutenir que l'indu dont le recouvrement est poursuivi par ce titre n'est pas justifié et que sa situation personnelle n'a pas été examinée.
14. En dernier lieu, la circonstance qu'elle serait dans une situation de précarité justifiant l'octroi d'une remise, qui est sans incidence sur le bien-fondé de la créance, son exigibilité ou sa quotité, n'est pas susceptible d'entacher d'illégalité le titre attaqué.
Sur les autres aides et primes :
15. En premier lieu, il ne résulte pas de l'instruction que des retenues ont été effectuées par la caisse d'allocations familiales du Rhône sur les prestations de Mme B pour le remboursement des créances d'indu des aides et primes mises à sa charge par la décision du 13 janvier 2023. En tout état de cause, une telle circonstance, à la supposer même établie, serait sans incidence sur le bien-fondé de l'indu et il résulte de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, rendu expressément applicable par le II des articles 4 ou 6 des décrets susvisés selon le cas, que ces dettes peuvent être récupérées par retenues dans les conditions qui sont fixées par ces dispositions.
16. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction, pour les mêmes motifs que ceux précédemment indiqués au point 5, que Mme B, qui a été informé des éléments remettant en cause selon le contrôleur " les conditions de résidence en France pour bénéficier des prestations CAF ", a bénéficié d'une procédure contradictoire préalable dans le cadre de laquelle elle a pu utilement faire valoir ses observations sur les motifs qui ont conduit à mettre les indus à sa charge.
17. En troisième lieu, il résulte de l'instruction, pour les mêmes motifs que ceux précédemment indiqués au point 8, que Mme B ne pouvait prétendre au revenu de solidarité active compte tenu de sa résidence à l'étranger ni, par voie de conséquence, aux aides et primes qui sont versées en lien avec celui-ci en application des dispositions réglementaires susvisées. Par suite, le bien fondé des indus est établi.
18. En dernier lieu, il résulte de l'instruction que Mme B, pour les mêmes motifs que ceux précédemment indiqués au point 10, a commis des manœuvres frauduleuses faisant obstacle à toute remise ou réduction de ses dettes.
19. Il résulte tout de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions du 13 janvier 2023 et du 26 avril 2023, ensemble le titre exécutoire du 13 juillet 2023. Par suite, ses conclusions en ce sens ainsi que celles en injonction ou décharge qui en sont l'accessoire doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat ou la caisse d'allocations familiales du Rhône ou le département du Rhône, qui ne sont pas partie perdante dans les instances les concernant, la somme demandée par Mme B.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B, à la caisse d'allocations familiales du Rhône et au département du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
R. Reymond-Kellal
La greffière,
T. Zaabouri
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
N°s 2307256 - 2307258 - 2307259 - 2307260 - 2307261
Décisions similaires
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026