LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2308110

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2308110

lundi 10 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2308110
TypeDécision
Formation3ème chambre
Avocat requérantMUSCILLO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 septembre 2023, Mme B C, représentée par Me Muscillo, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 1er décembre 2022 par laquelle le préfet du Rhône a rejeté sa demande d'autorisation de regroupement familial présentée au bénéfice de son mari ;

2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui accorder le bénéfice du regroupement familial dans le délai de quinze jours ou, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa demande, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée en méconnaissance de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- le préfet s'est considéré à tort comme étant tenu de rejeter sa demande, en méconnaissant ainsi l'article L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision contestée méconnaît les articles L. 434-2 et suivants et l'article R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le refus critiqué porte une atteinte excessive à sa vie privée et familiale en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et résulte d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 décembre 2024, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 31 août 2023.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Reniez a été entendu au cours de l'audience publique, à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Ressortissante arménienne née en 1968 et entrée en France au mois de septembre 2016, Mme C a sollicité une autorisation de regroupement familial au bénéfice de son époux le 2 février 2022. Elle demande l'annulation de la décision du 1er décembre 2022 par laquelle le préfet du Rhône a rejeté sa demande au motif que son époux se trouvait déjà sur le territoire français en situation irrégulière.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. La décision attaquée, qui relève en particulier la présence en situation irrégulière de l'époux de Mme C sur le territoire français, fait état des circonstances de fait et de droit qui lui donnent son fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision en litige doit être écarté.

3. Aux termes de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui séjourne régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois, sous couvert d'un des titres d'une durée de validité d'au moins un an prévus par le présent code ou par des conventions internationales, peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre du regroupement familial :/ 1° Par son conjoint, si ce dernier est âgé d'au moins dix-huit ans () ". Aux termes de l'article L. 434-6 de ce code : " Peut être exclu du regroupement familial : / () / 3° Un membre de la famille résidant en France ". Aux termes de l'article R. 434-6 de ce code : " Sous réserve des dispositions de l'article L. 434-7, le bénéfice du regroupement familial peut être accordé au conjoint et, le cas échéant, aux enfants de moins de dix-huit ans de l'étranger, qui résident en France, sans recours à la procédure d'introduction. / Pour l'application du premier alinéa est entendu comme conjoint l'étranger résidant régulièrement en France sous couvert d'une carte de séjour temporaire d'une durée de validité d'au moins un an ou d'une carte de séjour pluriannuelle qui contracte mariage avec le demandeur résidant régulièrement en France dans les conditions prévues aux articles R. 434-1 et R. 434-2 ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / () ".

4. Il ressort des pièces du dossier, compte tenu en particulier des mentions de la décision attaquée, que le préfet du Rhône a procédé à un examen particulier de la situation de la requérante et ne s'est pas cru tenu de rejeter la demande qui lui était soumise au motif que le conjoint de Mme C se trouvait déjà en France. Par suite, les moyens tirés de ce que l'autorité administrative aurait négligé d'examiner la situation particulière de la requérante et d'exercer son pouvoir d'appréciation en méconnaissance de l'article L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

5. Il est constant que, comme l'a relevé l'autorité préfectorale dans sa décision, M. et Mme C se sont mariés avant l'entrée en France de la requérante au mois de septembre 2016 et que l'époux de Mme C n'était présent en situation irrégulière sur le territoire français que depuis le mois d'août 2021. Dans ces conditions et Mme C n'apportant aucun élément au dossier du tribunal pour justifier de la nécessité pour son époux de se trouver auprès d'elle en raison de son état de santé, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Rhône a fait une inexacte application des dispositions précitées des articles L. 434-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Compte tenu de ce qui précède et eu égard au motif et aux effets de la décision en litige, Mme C n'est pas davantage fondée à soutenir que le refus qu'elle conteste porte une atteinte excessive à sa vie privée et familiale en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou que cette décision résulte d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre la décision du préfet du Rhône du 1er décembre 2022 doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

7. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de la requête de Mme C à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de la requête à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de l'Etat, qui n'est pas partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la préfète du Rhône.

Délibéré après l'audience du 9 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

M. Gille, président,

Mme Lacroix, première conseillère,

Mme Reniez, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mars 2025.

La rapporteure,Le président,

E. ReniezA. Gille

La greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

Décisions similaires

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01283

08/04/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01974

08/04/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02326

08/04/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02620

08/04/2026

← Retour aux décisions