jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2310068 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | JU Chambre Sociale |
| Avocat requérant | DESFARGES |
Vu les procédures suivantes :
I) Par une requête enregistrée le 21 novembre 2023 sous le n° 2310068, M. B, représenté par Me Desfarges, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a confirmé mettre à sa charge un indu d'aide personnelle au logement notifié initialement par courrier du 24 janvier 2023 ;
2°) de le décharger de l'obligation la somme due, subsidiairement de prononcer la remise demandée ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'incompétence en l'absence de délégation régulièrement publiée ;
- la preuve de l'assermentation de l'agent n'est pas rapportée ;
- la procédure a méconnu l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale ;
- l'absence de saisine de la commission de recours amiable l'a privée d'une garantie ;
- l'absence de décompte précis des créances lui préjudicie ;
- des retenues ont été pratiquées en méconnaissance du caractère suspensif du recours ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- les droits de la défense ont été méconnus ;
- l'indu n'est pas justifié dès lors qu'il était dans un cas de force majeur et qu'il n'a pas été suffisamment informé ;
- subsidiairement, sa situation de précarité justifie l'octroi d'une remise.
Par un mémoire enregistré le 24 septembre 2024, la caisse d'allocations familiales du Rhône conclut au rejet de la requête en faisant valoir que la décision explicite prise en cours d'instance s'est substituée à la décision implicite attaquée et que les moyens ne sont fondés.
M. B bénéficie de l'aide juridictionnelle totale une décision du 25 septembre 2023.
II) Par une requête enregistrée le 21 novembre 2023 sous le n° 2310069, M. B, représenté par Me Desfarges, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a confirmé mettre à sa charge un indu d'aide exceptionnelle de solidarité notifié initialement par courrier du 24 janvier 2023 ;
2°) de le décharger de l'obligation la somme due, subsidiairement de prononcer la remise demandée ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que la décision :
- méconnaît les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, dès lors que la procédure de récupération par prélèvement sur d'autres prestations à échoir ne peut s'appliquer au RSA ;
- méconnaît les droits de la défense ;
- l'indu n'est pas justifié dès lors qu'il était dans un cas de force majeur et qu'il n'a pas été suffisamment informé ;
- subsidiairement, sa situation justifie l'octroi d'une remise.
Par un mémoire enregistré le 24 septembre 2024, la caisse d'allocations familiales du Rhône conclut au rejet de la requête en faisant valoir que la décision explicite prise en cours d'instance s'est substituée à la décision implicite attaquée et que les moyens ne sont fondés.
M. B bénéficie de l'aide juridictionnelle totale une décision du 25 septembre 2023.
III) Par une requête enregistrée le 21 novembre 2023 sous le n° 2310070, M. B, représenté par Me Desfarges, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a confirmé mettre à sa charge un indu de prime d'activité notifié initialement par courrier du 24 janvier 2023 ;
2°) de le décharger de l'obligation la somme due, subsidiairement de prononcer la remise demandée ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'incompétence en l'absence de délégation régulièrement publiée ;
- la preuve de l'assermentation de l'agent n'est pas rapportée ;
- la procédure a méconnu l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale ;
- l'absence de saisine de la commission de recours amiable l'a privée d'une garantie ;
- l'absence de décompte précis des créances lui préjudicie ;
- des retenues ont été pratiquées en méconnaissance du caractère suspensif du recours ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- les droits de la défense ont été méconnus ;
- l'indu n'est pas justifié dès lors qu'il était dans un cas de force majeur et qu'il n'a pas été suffisamment informé ;
- subsidiairement, sa situation de précarité justifie l'octroi d'une remise.
Par un mémoire enregistré le 24 septembre 2024, la caisse d'allocations familiales du Rhône conclut au rejet de la requête en faisant valoir que la décision explicite prise en cours d'instance s'est substituée à la décision implicite attaquée et que les moyens ne sont fondés.
M. B bénéficie de l'aide juridictionnelle totale une décision du 25 septembre 2023.
IV) Par une requête enregistrée le 21 novembre 2023 sous le n° 2310071, M. B, représenté par Me Desfarges, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a confirmé mettre à sa charge un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2020 notifié initialement par courrier du 24 janvier 2023 ;
2°) de le décharger de l'obligation la somme due, subsidiairement de prononcer la remise demandée ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- méconnaît les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, dès lors que la procédure de récupération par prélèvement sur d'autres prestations à échoir ne peut s'appliquer au RSA ;
- méconnaît les droits de la défense ;
- l'indu n'est pas justifié dès lors qu'il était dans un cas de force majeur et qu'il n'a pas été suffisamment informé ;
- subsidiairement, sa situation justifie l'octroi d'une remise.
Par un mémoire enregistré le 24 septembre 2024, la caisse d'allocations familiales du Rhône conclut au rejet de la requête en faisant valoir que la décision explicite prise en cours d'instance s'est substituée à la décision implicite attaquée et que les moyens ne sont fondés.
M. B bénéficie de l'aide juridictionnelle totale une décision du 25 septembre 2023.
V) Par une requête enregistrée le 21 novembre 2023 sous le n° 2310072, M. B, représenté par Me Desfarges, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a confirmé mettre à sa charge un indu de prime de solidarité active notifié initialement par courrier du 24 janvier 2023 ;
2°) de le décharger de l'obligation la somme due, subsidiairement de prononcer la remise demandée ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- méconnaît les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, dès lors que la procédure de récupération par prélèvement sur d'autres prestations à échoir ne peut s'appliquer au RSA ;
- méconnaît les droits de la défense ;
- l'indu n'est pas justifié dès lors qu'il était dans un cas de force majeur et qu'il n'a pas été suffisamment informé ;
- subsidiairement, sa situation justifie l'octroi d'une remise.
Par un mémoire enregistré le 24 septembre 2024, la caisse d'allocations familiales du Rhône conclut au rejet de la requête en faisant valoir que la décision explicite prise en cours d'instance s'est substituée à la décision implicite attaquée et que les moyens ne sont fondés.
M. B bénéficie de l'aide juridictionnelle totale une décision du 25 septembre 2023.
VI) Par une requête enregistrée le 21 novembre 2023 sous le n° 2310073, M. B, représenté par Me Desfarges, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le président de la métropole de Lyon a confirmé mettre à sa charge un indu de revenu de solidarité active notifié initialement par courrier du 24 janvier 2023 ;
2°) de le décharger de l'obligation la somme due, subsidiairement de prononcer la remise demandée ;
3°) de mettre à la charge du département du Rhône la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'incompétence en l'absence de délégation régulièrement publiée ;
- la preuve de l'assermentation de l'agent n'est pas rapportée ;
- la procédure a méconnu l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale ;
- l'absence de saisine de la commission de recours amiable l'a privée d'une garantie ;
- des retenues ont été pratiquées en méconnaissance du caractère suspensif du recours ;
- les droits de la défense ont été méconnus ;
- l'indu n'est pas justifié dès lors qu'il était dans un cas de force majeur et qu'il n'a pas été suffisamment informé ;
- subsidiairement, sa situation de précarité justifie l'octroi d'une remise.
Par un mémoire enregistré le 12 juillet 2024, la métropole de Lyon, représentée par la société Carnot Avocats (Me Prouvez), conclut au rejet de la requête en faisant valoir que :
- les moyens tirés de l'incompétence, de l'absence de saisine de la commission et des retenues illégales qui auraient été pratiquées sont inopérants ;
- les autres moyens ne sont pas fondés.
M. B bénéficie de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 septembre 2023.
VII) Par une requête enregistrée le 15 janvier 2024 sous le n° 240355, M. B, représenté par Me Desfarges, demande au Tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire n° 29915 émis le 26 décembre 2023 par le président de la métropole de Lyon pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 10 244,65 euros ;
2°) de le décharger de l'obligation de payer la somme due ;
3°) de mettre à la charge de la métropole de Lyon la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le titre a été émis en méconnaissance du caractère suspensif de son recours ;
- il méconnait le 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;
- sa motivation ne le met pas en mesure de comprendre les raisons pour lesquelles une somme serait due ;
- l'indu n'est pas justifié dès lors qu'il était dans un cas de force majeur et qu'il n'a pas été suffisamment informé ;
- subsidiairement, sa situation de précarité justifie l'octroi d'une remise.
Par un mémoire enregistré le 12 juillet 2024, la métropole de Lyon, représentée par la société Carnot Avocats (Me Prouvez), conclut au rejet de la requête en faisant valoir les moyens ne sont pas fondés.
M. B bénéficie de l'aide juridictionnelle totale une décision du 25 septembre 2023.
La présidente du tribunal a désigné M. Reymond-Kellal, premier conseiller, pour statuer sur les litiges relatifs aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu :
- les réclamations préalables et les décisions et titre attaqués,
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles,
- le code de la construction et de l'habitation,
- le code général des collectivités territoriales,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de la sécurité sociale,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- le décret n° 2020-1453 du 27 novembre 2020,
- le décret n° 2020-1746 du 29 décembre 2020,
- le décret n° 2021-1657 du 15 décembre 2021,
- le décret n° 2022-1234 du 14 septembre 2022,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu les observations de Me Rey de la société Carnot Avocats pour la métropole de Lyon, les autres parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite d'un contrôle de la situation de M. B ayant conduit l'agent contrôleur à estimer qu'il n'avait pas sa résidence continue et effective en France, la caisse d'allocations familiales du Rhône lui a indiqué, par un courrier du 24 janvier 2023, qu'il était redevable d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 10 452,38 euros pour la période allant du mois d'août 2020 à celui de juillet 2022, d'aide au logement d'un montant de 3 061,38 euros pour la période allant du mois de janvier 2020 à celui de juillet 2022, de primes exceptionnelles de fin d'année 2020 et 2021 d'un montant total de 304,90 euros, de prime de solidarité active de novembre 2020 d'un montant de 150 euros, de prime exceptionnelle de solidarité de septembre 2022 d'un montant de 100 euros et de prime d'activité d'un montant de 68,88 euros pour le mois de janvier 2020.
2. Par courrier du 17 mars 2023, M. B a formé un recours administratif et demandé la remise de toutes ses dettes. Le 26 décembre 2023, le président de la métropole de Lyon a émis un titre exécutoire pour le recouvrement de la créance d'indu de solidarité active. Les 30 juillet 2024, 29 août 2024 et 3 septembre 2024, la directrice de la caisse d'allocations familiales et la commission de recours ont, chacune en ce qui les concerne, rejeté les recours de M. B.
3. Les requêtes susvisées sont toutes présentées séparément pour M. B mais elles sont relatives à des indus résultant d'un même contrôle qui ont été notifiés en même temps et présentent à juger des questions communes. Il y a lieu, dès lors, de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur le revenu de solidarité active :
En ce qui concerne l'indu :
4. En premier lieu, si M. B conteste la compétence de l'auteur de la décision implicite de rejet, celle-ci étant réputée prise par le président de la métropole de Lyon, le moyen ne peut qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que l'agent chargé du contrôle bénéficie d'un agrément accordé le 26 octobre 2019 et qu'il a prêté serment le 10 septembre 2008 devant le tribunal de grande instance de Lyon.
6. En troisième lieu, il ressort des termes du rapport d'enquête que M. B " sera informée par écrit " de son droit de communication prévu par l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale et de son droit à obtenir les documents obtenus auprès des tiers. Par courriel du 19 décembre 2022 mentionnant en objet " procédure contradictoire " et rappelant l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale qu'il ne conteste pas avoir reçu, M. B a obtenu les éléments relevés lors des investigations de l'agent en charge du contrôle et invité à présenter ses observations. Compte tenu de l'ensemble des informations transmises, il a pu concrètement, tant à l'occasion des échanges avec le contrôleur que dans le cadre de son recours administratif, exposer précisément l'ensemble des motifs qui justifiaient, selon lui, sa présence sur le territoire français durant les périodes remises en cause. Par suite, il n'est fondé à soutenir ni que les garanties prévues par l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale ne lui ont pas été appliquées, ni plus généralement que les droits de la défense ont été méconnus.
7. En quatrième lieu, la consultation préalable de la commission de recours amiable en matière de contestations relatives au revenu de solidarité active est prescrite par les dispositions de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles sauf lorsque la convention de gestion conclue entre la caisse d'allocations familiales et la métropole de Lyon en dispose autrement, en application de l'article R. 262-89 du même code. En l'espèce, le recours administratif de M. B, qui n'est pas à " fort enjeu " au sens de l'article 6.1 de la convention de gestion conclue entre la métropole de Lyon et la caisse d'allocations familiales du Rhône depuis le 1er juillet 2022, ne devait pas être préalablement soumis à l'avis de la commission de recours amiable.
8. En cinquième lieu, il ne résulte pas de l'instruction que les retenues effectuées par la caisse d'allocations familiales du Rhône sur les prestations de M. B pour le remboursement de la créance d'indu de revenu de solidarité active, d'un montant de 207,73 euros au 1er juin 2023, l'ont été en méconnaissance du caractère suspensif de son recours administratif rejeté implicitement en mai 2023. En tout état de cause, pour regrettable que serait une telle circonstance, elle est sans incidence sur le bien-fondé de l'indu puisque le caractère suspensif des recours administratifs ou contentieux n'affecte que l'exigibilité de la créance.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. () ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. () ".
10. Il résulte de l'instruction, en particulier le rapport d'enquête établi le 6 octobre 2022, que seuls des retraits et mouvements bancaires sur le compte de M. B ont été ordonnés en Tunisie entre le 8 janvier 2020 et le 7 février 2021, puis entre le 15 juin 2021 et le 27 juillet 2022. En se bornant à soutenir que son absence de France était " durant la période Covid () due à un cas de force majeure suite à la fermeture des frontières tunisiennes " alors que, d'une part, les mesures administratives de confinement prises n'ont pas couvertes l'ensemble de la période retenue par l'indu, et d'autre part, qu'il ne produit aucune pièces de nature à établir qu'il aurait été empêché de rentrer en France par les décisions de confinement, l'absence de transports ou tout autre élément, M. B, qui ne conteste pas qu'il résidait en Tunisie, n'établit pas qu'il fût dans une situation imprévisible, extérieure et irrésistible le plaçant dans l'impossibilité de satisfaire à la condition de résidence sur le territoire français. En tout état de cause, la condition de résidence en France s'apprécie objectivement et le requérant n'établit ni même n'allègue qu'il a cherché à informer la caisse d'allocations familiales du Rhône de son séjour à l'étranger alors qu'il ne pouvait ignorer qu'il continuait indûment à percevoir le revenu de solidarité active pendant près de deux ans. En outre, la circonstance qu'il aurait prêté sa carte bancaire à des membres de sa famille n'est pas de nature, en l'absence de pièce produite en ce sens, qu'il résidait effectivement en France durant la période en cause. Enfin, l'indu ne résulte pas d'une faute de la caisse d'allocations familiales dans la délivrance d'informations sur les conditions d'attribution du revenu de solidarité active mais du propre comportement de M. B. Par suite, l'autorité compétente pouvait légalement estimer que ses absences du territoire français durant les périodes retenues faisaient obstacle au versement du revenu de solidarité et lui imposer, en conséquence, de rembourser les sommes perçues indument à ce titre.
En ce qui concerne la remise gracieuse :
11. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " () La créance peut être remise ou réduite par le président [de la métropole de Lyon] en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. () ".
12. En ayant déclaré résider en France au sens de la législation sur le revenu de solidarité active et omis d'avertir la caisse d'allocations familiales du Rhône de ses très longs séjours en Tunisie entre 2020 et 2022, M. B, qui ne pouvait légitimement ignorer que sa situation remettait en cause son droit à le percevoir durant la période en litige, a commis des manœuvres frauduleuses le privant de toute possibilité de réduction ou de remise de l'indu en résultant.
En ce qui concerne le titre exécutoire :
13. En adoptant les dispositions du deuxième alinéa de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, le législateur a entendu que l'effet suspensif des recours dirigés contre une décision de récupération de l'indu s'attache à l'exigibilité de la créance. Il en résulte que l'exercice d'un tel recours, de même d'ailleurs qu'une demande de remise gracieuse, fait par lui-même obstacle, aussi longtemps que ce recours est pendant devant l'administration ou devant les juges du fond à l'émission d'un titre exécutoire sur le fondement de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
14. Il résulte de ce qui précède que l'effet suspensif qui s'attache au recours enregistré préalablement à l'émission du titre exécutoire en litige faisait légalement obstacle à ce qu'il puisse être édicté. Par suite, M. B est fondé à en demander l'annulation sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens. En revanche, ce motif n'implique pas nécessairement qu'il soit déchargé de l'obligation de payer la somme que ce titre mentionne compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration.
Sur l'aide au logement :
En ce qui concerne l'indu :
15. En premier lieu, aux termes de l'article R. 825-2 du code de la construction et de l'habitation : " Le directeur de l'organisme payeur statue sur les recours administratifs [en matière d'aides personnelles au logement], après l'avis de la commission de recours amiable.
Ses décisions sont motivées ". Il résulte de l'instruction que, par une décision du 3 septembre 2024 intervenue en cours d'instance, la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a elle-même explicitement rejeté le recours administratif préalable obligatoire de M. B après avis rendu par la commission de recours amiable le 29 août 2024. Cette décision s'étant substituée à la décision implicite initialement attaquée, le moyen tiré de l'incompétence et d'un vice de procédure ayant privé le requérant d'une garantie ne sont pas fondés.
16. En deuxième lieu, compte tenu des pièces produites en défense, il résulte de l'instruction que les moyens tirés de l'absence d'assermentation de l'agent ayant procédé au contrôle et d'information de l'usage du droit de communication prévu par l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale, ainsi que celui tiré plus généralement de la méconnaissance des droits de la défense, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés aux points 5 et 6.
17. En troisième lieu, il résulte des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration que, si la décision par laquelle l'autorité administrative rejette un recours administratif préalable obligatoire à l'encontre d'une décision procédant à la récupération de sommes indûment versées doit faire figurer dans la motivation de sa décision, la nature de la prestation et le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération, en revanche, elle n'est pas tenue d'indiquer dans cette décision les éléments servant au calcul du montant de l'indu.
18. Il résulte de l'instruction que M. B a reçu la décision du 24 janvier 2023 mentionnant les informations requises pour chaque indu ainsi que la décision du 3 septembre 2024 par laquelle la directrice s'est appropriée les motifs de l'avis de la commission de recours amiable, comportant d'autres circonstances de droit, notamment l'article R. 822-23 du code de la construction et de l'habitation. Ainsi qu'il a été indiqué, les dispositions précitées, non plus qu'aucune autre, n'exigent pas de produire le " décompte des créances " compris comme étant les éléments servant au calcul du montant de l'indu.
19. En quatrième lieu, il ne résulte pas de l'instruction que la caisse d'allocations familiales du Rhône a procédé au recouvrement de l'indu d'aide personnelle au logement par des retenues pratiquées en méconnaissance de l'effet suspensif du recours. Cette circonstance serait, au demeurant, sans incidence sur le bien-fondé de l'indu en litige.
20. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 822-23 du code de la construction et de l'habitation : " Est considéré comme résidence principale, pour l'application du premier alinéa du II de l'article L. 822-2, le logement effectivement occupé soit par le bénéficiaire de l'aide personnelle au logement, soit par son conjoint, soit par une des personnes à charge au sens de l'article R. 823-4, au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure ".
21. Compte tenu des pièces produites en défense, il résulte de l'instruction, pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés au point 10, que M. B n'avait pas sa résidence principale dans celle déclarée pendant la période en litige et n'établit ni avoir été dans un cas de force majeure, ni que l'indu en litige résulterait d'une faute de la caisse d'allocations familiales plutôt que de son propre comportement.
En ce qui concerne la remise :
22. Aux termes de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, applicable au recouvrement d'indu d'aide personnelle au logement en vertu de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation : " Tout paiement indu de prestations familiales est récupéré, sous réserve des dispositions des quatrième à neuvième alinéas de l'article L. 133-4-1, par retenues sur les prestations à venir ou par remboursement intégral de la dette en un seul versement si l'allocataire opte pour cette solution. () / Toutefois, par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, la créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations. () ".
23. Il résulte de l'instruction que, pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment au point 12, M. B, qui ne pouvait légitimement ignorer que sa situation remettait en cause son droit à percevoir l'aide personnelle au logement durant la période en litige, a commis des manœuvres frauduleuses le privant de toute possibilité de réduction ou de remise de l'indu en résultant.
Sur la prime d'activité :
24. En premier lieu, aux termes de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité () fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable () ". Aux termes de l'article R. 847-2 du même code : " Le recours préalable () est adressé par la personne concernée à la commission de recours amiable (). La personne concernée peut considérer sa demande comme rejetée dans le délai prévu à l'article R. 142-6, et se pourvoir, le cas échéant, devant le tribunal administratif () ".
25. Il résulte de l'instruction que, par une décision du 29 août 2024 intervenue en cours d'instance, la commission de recours amiable a explicitement rejeté le recours administratif préalable obligatoire de M. B. Cette décision s'étant substituée à la décision implicite initialement attaquée, le moyen tiré d'un vice de procédure ayant privé le requérant d'une garantie n'est pas fondé.
26. En deuxième lieu, compte tenu des pièces produites en défense, il résulte de l'instruction que les moyens tirés de l'absence d'assermentation de l'agent ayant procédé au contrôle et d'information de l'usage du droit de communication prévu par l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale, ainsi que celui tiré plus généralement de la méconnaissance des droits de la défense, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés aux points 5 et 6.
27. En troisième lieu, il ne résulte pas de l'instruction que la caisse d'allocations familiales du Rhône a procédé au recouvrement de l'indu de prime d'activité par des retenues pratiquées en méconnaissance de l'effet suspensif du recours. Cette circonstance serait, au demeurant, sans incidence sur le bien-fondé de l'indu en litige.
28. En quatrième lieu, il résulte de l'instruction que M. B a reçu la décision du 24 janvier 2023 mentionnant les informations requises pour chaque indu ainsi que la décision du 29 août 2024 de la commission de recours amiable, comportant d'autres circonstances de droit, notamment l'article R. 842-1 du code de la sécurité sociale. Les dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, non plus qu'aucune autre, n'exigent pas de produire le " décompte des créances " compris comme étant les éléments servant au calcul du montant de l'indu.
29. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 842-1 du code de la sécurité sociale : " Pour l'application de l'article L. 842-1, est considérée comme résidant en France de manière stable et effective la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. Les séjours hors de France qui résultent des contrats mentionnés aux articles L. 262-34 ou L. 262-35 du code de l'action sociale et des familles ou du projet personnalisé d'accès à l'emploi mentionné à l'article L. 5411-6-1 du code du travail ne sont pas pris en compte dans le calcul de cette durée ".
30. Compte tenu des pièces produites en défense, il résulte de l'instruction que, pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés au point 10, M. B n'avait pas sa résidence stable et effective en France pendant la période en litige et n'établit ni avoir été dans un cas de force majeure, ni que l'indu en litige résulterait d'une faute de la caisse d'allocations familiales plutôt que de son propre comportement.
31. En dernier lieu, il résulte de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale qu'aucune remise ou réduction ne peut être accordée lorsque l'intéressé a commis des manœuvres frauduleuses ou des fausses déclarations. Ainsi qu'il a été précédemment exposé au point 12, telle est la situation de M. B.
Sur les prime et aide exceptionnelles de solidarité :
32. En premier lieu, compte tenu des pièces produites en défense, les moyens tirés de l'existence d'une retenue illégalement pratiquée et de la violation des droits de la défense doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 et 19.
33. En deuxième lieu, il résulte des articles 1ers des décrets n° 2020-1453 et n° 2022-1234 susvisés que l'aide exceptionnelle de solidarité et l'aide financière exceptionnelle sont notamment attribuées aux bénéficiaires, pour les mois de septembre ou octobre 2020 et pour le mois de juin 2022, du revenu de solidarité active ou de l'une des aides personnelles au logement. Le I de l'article 2 du décret n° 2020-1453 précise notamment que le montant de l'allocation pour les mois en cause ne doit pas être nul.
34. Dès lors que M. B ne pouvait prétendre ni au revenu de solidarité active ni à l'aide personnelle au logement durant la période en cause compte tenu de sa résidence à l'étranger, le requérant, qui n'établit pas le cas force de majeure alléguée et l'existence d'une faute qui serait à l'origine de l'indu pour les motifs précédemment exposés au point 10, n'est pas fondé à soutenir que le bien-fondé des indus de primes exceptionnelles de solidarité n'est pas établit.
35. En dernier lieu, il résulte de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, rendu applicable par le II de l'article 4 des décrets précités, qu'aucune remise ou réduction ne peut être accordée lorsque l'intéressé a commis des manœuvres frauduleuses ou des fausses déclarations. Ainsi qu'il a été précédemment exposé au point 12, telle est la situation de M. B.
Sur les primes exceptionnelles de fin d'année :
36. En premier lieu, compte tenu des pièces produites en défense, les moyens tirés de l'existence d'une retenue illégalement pratiquée et de la violation des droits de la défense doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 et 19.
37. En deuxième lieu, il résulte des articles 3 des décrets n° 2020-1746 et n° 2021-1657 susvisés que l'aide exceptionnelle de fin d'année est attribuée notamment aux bénéficiaires, pour les mois de novembre ou décembre de ces années, du revenu de solidarité active, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul.
38. Dès lors que M. B ne pouvait prétendre au revenu de solidarité active durant la période en cause compte tenu de sa résidence à l'étranger, le requérant, qui n'établit pas le cas force de majeure alléguée et l'existence d'une faute qui serait à l'origine de l'indu pour les motifs précédemment exposés au point 10, n'est pas fondé à soutenir que le bien-fondé des indus de primes exceptionnelles de fin d'année n'est pas établit.
39. En dernier lieu, il résulte de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, rendu applicable par le II de l'article 6 des décrets précités, qu'aucune remise ou réduction ne peut être accordée lorsque l'intéressé a commis des manœuvres frauduleuses ou des fausses déclarations. Ainsi qu'il a été précédemment exposé au point 12, telle est la situation de M. B.
40. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions mettant ou confirmant la mise à sa charge des indus de revenu de solidarité active, d'aide au logement, de primes exceptionnelles de fin d'année, de prime de solidarité active, de prime exceptionnelle de solidarité et de prime d'activité, ni celle des décisions lui refusant une remise ou une réduction de ses dettes à titre gracieux Par suite, ses conclusions en ce sens ainsi que, par voie de conséquence, celles tendant à la décharge de l'obligation de payer ou à l'octroi d'une remise ou une réduction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
41. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans les instances concernant la caisse d'allocations familiales, la somme demandée par M. B ou son conseil. Il en va de même du département du Rhône qui n'est pas même partie dans l'instance n° 2310073. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la métropole de Lyon la somme demandée en application des mêmes dispositions dans l'instance n° 2400355.
D E C I D E :
Article 1er : Le titre exécutoire n° 29915 émis le 26 décembre 2013 par le président de la métropole de Lyon pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 10 244,65 euros est annulé.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2400355 de M. B ainsi que ses autres requêtes sont rejetés.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la métropole de Lyon et à la caisse d'allocations familiales du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2023.
Le magistrat désigné,
R. Reymond-Kellal
La greffière,
A. Farlot
La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine et au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes, en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
2, 2310069, 2310070, 2310071, 2310072, 2310073, 2400355
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026