LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2311024

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2311024

vendredi 28 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2311024
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation8ème chambre
Avocat requérantSELARL AD JUSTITIAM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 21 décembre 2023 et 3 mai 2024, M. B A, représenté par Me Sengel, demande au tribunal :

1°) d'enjoindre au centre hospitalier de Roanne de le réintégrer au grade de conducteur ambulancier, échelle C2, et de procéder à la reconstitution de sa carrière, de ses droits sociaux et de sa pension de retraite à compter du 3 juin 2014 ;

2°) de condamner, à titre subsidiaire, le centre hospitalier de Roanne à lui verser une somme de 10 000 euros au titre de son préjudice financier ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Roanne la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'absence d'application à sa situation depuis son recrutement, de la rémunération correspondant au grade de conducteur ambulancier à l'échelle C2 constitue une faute qui lui a causé un préjudice financier d'une somme forfaitaire de 10 000 euros résultant des sommes non-perçues sur les salaires correspondants à ce grade, les primes et indemnités auxquelles il aurait dû avoir droit et la perte de ses droits futurs à la retraite ;

- le centre hospitalier a commis une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il n'a pas bénéficié d'une évolution de carrière pendant une période de neuf ans.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 21 mars 2024 et 5 juillet 2024, le centre hospitalier de Roanne conclut au rejet de la requête, à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et à ce qu'il soit condamné aux dépens sur le fondement des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- la requête n'est pas recevable en ce que l'intéressé n'a jamais contesté les termes de ses différents contrats ;

- le requérant, agent contractuel hospitalier, ne bénéficie pas du système de la carrière et ne peut donc pas se voir appliquer le grade de conducteur ambulancier à l'échelle C2 ;

- le requérant n'a pas postulé au concours de conducteur ambulancier, et il n'est pas titulaire du permis B, C ou D nécessaire pour se porter candidat ;

- le requérant a été recruté sans concours sur le grade d'agent de services hospitaliers qualifié différent de celui de conducteur ambulancier et pouvait à ce titre se voir affecter à la fois des fonctions d'ambulancier et de brancardier ;

- une exception de prescription peut être opposée au requérant sur sa demande de reconstitution de carrière à compter du 3 juin 2014.

Par un courrier du 3 février 2025, le tribunal a informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé, pour partie, sur un moyen soulevé d'office tiré de ce que les conclusions principales à fin d'injonction de la requête sont irrecevables, en l'absence de conclusions à fin d'annulation d'une décision.

Des observations en réponse à ce courrier ont été enregistrées le 7 février 2025 pour M. A et communiquées au centre hospitalier de Roanne.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n° 91-155 du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière ;

- le décret n° 2016-636 du 19 mai 2016 ;

- le décret n° 2016-1705 du 12 décembre 2016 ;

- le décret n°94-487 du 12 mai 1997 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dèche,

- les conclusions de Mme Fullana Thevenet, rapporteure publique,

- et les observations de Me Dumas-Montadre, représentant de M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a été recruté par contrat à durée déterminée en date du 3 juin 2014 par le centre hospitalier de Roanne en qualité d'agent des services hospitaliers qualifiés à temps plein. Son contrat a été prolongé jusqu'au 28 février 2018 puis il a été de nouveau embauché par un contrat à durée indéterminée à partir du 4 juin 2018. Par une décision du 30 octobre 2019, il a été recruté sans concours au grade d'agent des services hospitaliers qualifié et inscrit sur la liste d'aptitude. Après sa mise en stage le 1er décembre 2020, il a été titularisé sur le poste précité à compter du 1er décembre 2021. Depuis le 4 septembre 2023, il suit une formation d'infirmier à l'Institut de formation en soins infirmiers de Roanne. Il a adressé une demande préalable indemnitaire au centre hospitalier de Roanne le 30 octobre 2023 pour obtenir l'indemnisation d'une somme de 10 000 euros, qui a été rejetée par un courrier du 12 décembre 2023. M. A demande au tribunal de condamner le centre hospitalier de Roanne à l'indemniser des sommes non-perçues au titre des salaires, primes, indemnités et droits à la retraite correspondant au grade de conducteur ambulancier à l'échelle C2.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

2. D'une part, en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières du code de justice administrative, inapplicables en l'espèce, il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration. Les conclusions de M. A tendant à ce qu'il soit enjoint au centre hospitalier de Roanne de le réintégrer au grade de conducteur ambulancier, échelle C2, et de procéder à la reconstitution de sa carrière, de ses droits sociaux et de sa pension de retraite à compter du 3 juin 2014 n'entrent pas, notamment, dans les prévisions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative en l'absence de conclusions à fin d'annulation présentées par l'intéressé. D'autre part, les conclusions à fin d'injonction telles que formulées par l'intéressé ne tendent pas à ce qu'il soit enjoint à la personne publique en cause de mettre fin à son comportement fautif ou d'en pallier les effets. Elles ne peuvent ainsi être regardées comme relevant des pouvoirs de pleine juridiction du juge administratif statuant sur un recours indemnitaire.

3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'injonction présentées par le requérant sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne la situation de M. A entre le 3 juin 2014 et le 1er décembre 2020 ;

4. Aux termes de l'article 1-2 du décret n° 91-155 du 6 février 1991 susvisé en vigueur du 9 janvier 2010 au 8 novembre 2015 et applicable au premier contrat conclu par l'intéressé le 27 juin 2014 et prolongé jusqu'au 31 août 2015 : " La rémunération des agents employés à durée indéterminée fait l'objet d'un réexamen au minimum tous les trois ans, notamment au vu des résultats de l'évaluation prévue à l'article 1-3 du présent décret. Elle est éventuellement modifiée par voie d'avenant au contrat initial. ". Aux termes de l'article 1-2 de ce décret, dans sa version issue du décret n°2015-1434 du 5 novembre 2015 et applicable du 8 novembre 2015 au 18 mai 2022 : " Le montant de la rémunération est fixé par l'autorité administrative, en prenant en compte, notamment, les fonctions occupées, la qualification requise pour leur exercice, la qualification détenue par l'agent ainsi que son expérience. / La rémunération des agents employés à durée indéterminée fait l'objet d'une réévaluation au minimum tous les trois ans, notamment au vu des résultats de l'entretien professionnel prévu à l'article 1-3 du présent décret ou de l'évolution des fonctions. /La rémunération des agents recrutés sur contrat à durée déterminée en application de l'article 9 et du I de l'article 9-1 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée et employés de manière continue auprès du même employeur fait l'objet d'une réévaluation au moins tous les trois ans, notamment au vu des résultats de l'entretien professionnel prévu à l'article 1-3 ou de l'évolution des fonctions. "

5. Il appartient à l'autorité administrative de fixer, au cas par cas, la rémunération d'un agent recruté par contrat à durée déterminée ou indéterminée. Si, en l'absence de dispositions législatives ou réglementaires relatives à la fixation de la rémunération des agents non titulaires, l'autorité compétente dispose d'une large marge d'appréciation pour déterminer, en tenant compte notamment des fonctions confiées à l'agent et de la qualification requise pour les exercer, le montant de la rémunération ainsi que son évolution, il appartient au juge, saisi d'une contestation en ce sens, de vérifier qu'en fixant ce montant l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. A compter du 8 novembre 2015, date à laquelle sont entrées en vigueur les dispositions de l'article 1-2 du décret n° 91-155 du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière modifiées par le décret n° 2015-1434 du 5 novembre 2015, l'administration était tenue de prendre en compte, notamment, les fonctions occupées, la qualification requise pour leur exercice, la qualification détenue par l'agent ainsi que son expérience.

6. M. A soutient, eu égard à son diplôme d'ambulancier et à la spécificité des fonctions qui lui ont été confiées depuis son recrutement en juin 2014 et qui sont les mêmes que celles exercées par un conducteur ambulancier, que sa rémunération aurait dû être équivalente à celle des conducteurs ambulanciers, fonctionnaires relevant du statut particulier des personnels de la filière ouvrière et technique de catégorie C de la fonction publique hospitalière, bénéficiant du classement indiciaire C2 et qu'il aurait dû également bénéficier du régime indemnitaire auquel peuvent prétendre ces personnels titulaires.

7. Il résulte de l'instruction que M. A a été embauché le 3 juin 2014 par le centre hospitalier de Roanne sur un poste d'agent des services hospitaliers qualifiés, et a vu son contrat à durée déterminée être prolongé à de multiples reprises jusqu'au 28 février 2018 pour remplacer des agents titulaires en congés ou arrêts de travail.

8. D'une part, l'article 1er du contrat conclu, le 3 juin 2014 entre M. A et le centre hospitalier de Roanne prévoit son recrutement en qualité d'agent des services hospitaliers qualifié rémunéré par référence à l'échelon 1 (Brut : 0330 / Majoré : 0316), échelle 3. à temps plein, dont il est constant qu'elle correspond au classement indiciaire C1.

9. Pour soutenir qu'il aurait dû bénéficier de l'échelle de rémunération applicable aux conducteurs ambulanciers titulaires, le requérant fait valoir qu'il occupe un poste de conducteur ambulancier relevant d'une classification indiciaire différente de celle d'agent des services hospitaliers qualifiés, qu'il justifie du diplôme d'Etat d'ambulancier et qu'il exerce les fonctions dévolues aux agents titulaires du grade de conducteur ambulancier.

10. Toutefois, il résulte des dispositions citées au point 3 que, pour fixer le niveau de rémunération de l'intéressé, le centre hospitalier de Roanne n'était pas tenu, à la date de son recrutement, de prendre en compte notamment, son niveau de qualification, ainsi que son expérience professionnelle, ainsi que l'exigent les modifications de ces dispositions qui ne sont entrées en vigueur qu'à compter du 8 novembre 2015. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que M. A n'a été titulaire du diplôme d'Etat d'ambulancier que depuis le début de l'année 2014 et qu'il ne démontre pas une expérience antérieure qui justifierait son embauche directement sur un poste d'ambulancier contractuel. Enfin, si le requérant a effectivement exercé des missions d'ambulancier entre 2014 et 2023, l'attestation du 7 juin 2024 produite en défense et qui n'est pas sérieusement contredite par l'intéressé précise qu'il effectuait également des fonctions de brancardiers à parts variables lesquelles ont vocation à être exercées par un agent des services hospitaliers qualifiés. Également, M. A a été recruté sans concours le 30 octobre 2019, puis titularisé le 1er décembre 2021, sur un poste d'agent des services hospitaliers qualifiés et non d'ambulancier.

11. D'autre part, il résulte de l'instruction que M. A a bénéficié de réévaluations indiciaires en 2015, 2018, 2019, et à double reprise en 2021, ainsi que le prévoient les dispositions citées au point 3. Par ailleurs, si le requérant fait état des propos très favorables dont il a bénéficié à l'issue de ses entretiens professionnels concernant notamment les années 2017 à 2020, ces seuls éléments ne suffisent pas démontrer qu'il aurait dû bénéficier d'une augmentation plus importante de son point d'indice. Enfin, le requérant n'apporte aucun élément de nature à établir le caractère incohérent de sa rémunération sur la période considérée.

12. Ainsi, pour fixer le montant de la rémunération de M. A et procéder à sa réévaluation, le centre hospitalier de Roanne, qui a pris en compte notamment les fonctions occupées par l'intéressé, la qualification requise pour leur exercice, la qualification détenue par M. A et son expérience, et a procédé régulièrement à la réévaluation de cette rémunération n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article 1-2 du décret n° 91-155 du 6 février 1991 et n'a pas plus commis d'erreur manifeste d'appréciation. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le centre hospitalier de Roanne, au cours de la période considérée, aurait commis une faute de nature à engager sa responsabilité.

En ce qui concerne la situation de M. A après le 1er décembre 2020 :

13. Il résulte de l'instruction que par décision du 30 octobre 2019, M. A a été recruté sans concours au grade d'agent des services hospitaliers et inscrit sur liste d'aptitude et qu'il a été titularisé à compter du 1er décembre 2021. M. A fait valoir que lors de cette dernière période, compte tenu de son expérience et de sa qualification dans les fonctions d'ambulancier il aurait dû bénéficier d'un classement indiciaire correspondant au grade d'ambulancier. Toutefois, et alors que le centre hospitalier fait valoir sans être sérieusement contredit que M. A n'a jamais candidaté au concours de conducteur ambulancier ouvert à trois reprises et qu'il n'est pas titulaire d'un permis C ou D exigé par les règles statutaires régissant ce grade, les circonstances dont il se prévaut ne lui conféraient aucun droit à bénéficier d'une rémunération afférente au grade d'ambulancier dans lequel il n'a pas été recruté, l'admission sans concours au grade d'agent des services hospitaliers ne lui donnant droit qu'à la rémunération afférente à ce grade. Dans ces conditions M. A n'est pas fondé à soutenir que le centre hospitalier de Roanne aurait commis une faute de nature à engager sa responsabilité, de ce fait.

14. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, ni sur l'exception de prescription que les conclusions indemnitaires présentées par M. A doivent être rejetées.

Sur les frais du litige :

15. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. A la somme de 1 000 euros que le centre hospitalier de Roanne demande au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, en l'absence de dépens dans la présente instance, les conclusions tendant à la condamnation du requérant à leur paiement doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier de Roanne fondées sur les dispositions des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le jugement sera notifié à M. B A et au centre hospitalier de Roanne.

Délibéré après l'audience du 14 février 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Dèche, présidente,

Mme Journoud, conseillère,

Mme Pouyet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 février 2025.

La présidente-rapporteure,

P. Dèche

L'assesseure la plus ancienne,

L. Journoud

La greffière,

S. Hosni

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions