LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2400405

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2400405

mardi 20 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2400405
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation6ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de Mme A... tendant à la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) à laquelle elle a été assujettie au titre de 2023 pour son activité de « concept artist ». La requérante invoquait l’exonération prévue au 2° de l’article 1460 du code général des impôts, réservée aux artistes (peintres, sculpteurs, etc.) ne vendant que le produit de leur art. Le tribunal a jugé que son activité, principalement réalisée sur commande et soumise aux contraintes des clients, ne présentait pas le caractère d’une création personnelle suffisante pour entrer dans le champ de cette exonération, laquelle est d’interprétation stricte. Il a également écarté l’argument tiré de son affiliation au régime de sécurité sociale des artistes auteurs, cette circonstance étant sans incidence sur l’application de la législation fiscale autonome.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 janvier 2024, Mme B... A... demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie au titre de l’année 2023.

Elle soutient que :
- elle dessine, sculpte et peint pour créer des œuvres originales ;
- ses œuvres constituent des créations artistiques dès lors qu’elle ne travaille pas à partir d’un modèle ni en qualité de simple exécutante ;
- elle cotise au régime général de sécurité sociale dans le cadre du statut d’artiste auteur réservé aux artistes auteurs d’œuvres, en application de l’article L. 382-1 du code de la sécurité sociale, et ne vit que de la vente d’œuvres originales et des droits d’auteurs ;
- elle entre ainsi dans les prévisions du 2° de l’article 1460 du code général des impôts.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2024, le directeur régional des finances publiques d’Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme A... ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Bardad, première conseillère ;
- les conclusions de Mme Collomb, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

Mme B... A..., qui exerce une activité dite de « concept artist », consistant en la transformation d’idées en croquis et images, principalement dans le domaine des jeux vidéo, demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie au titre de l’année 2023, pour un montant de 312 euros.

Aux termes de l’article 1447 du code général des impôts : « I. – La cotisation foncière des entreprises est due chaque année par les personnes physiques ou morales, les sociétés non dotées de la personnalité morale ou les fiduciaires pour leur activité exercée en vertu d’un contrat de fiducie qui exercent à titre habituel une activité professionnelle non salariée ». Aux termes de l’article 1460 du même code : « Sont exonérés de la cotisation foncière des entreprises : (…) 2° Les peintres, sculpteurs, graveurs et dessinateurs considérés comme artistes et ne vendant que le produit de leur art (…) ». Compte tenu de leur caractère dérogatoire, les dispositions précitées du 2° de l’article 1460 du code général des impôts doivent être strictement interprétées.

Il résulte de l’instruction, d’une part, que l’activité exercée par Mme A... est enregistrée dans la catégorie des activités spécialisées de design (sous le code APE « 7410Z ») et, d’autre part, que l’intéressée a indiqué au service qu’elle exécutait principalement des commandes pour ses clients. Contrairement à ce qu’elle soutient, Mme A... n’établit pas qu’elle disposerait d’une liberté de création suffisante de nature à conférer à ses prestations le caractère d’un travail de pure conception personnelle, eu égard aux contraintes nécessairement imposées par ses clients. Par ailleurs, elle ne peut utilement fait valoir qu’elle relève du régime de sécurité sociale des artistes auteurs dès lors que cette circonstance est sans influence sur le champ d’application de l’exonération de cotisation foncière des entreprises, laquelle relève d’une législation fiscale autonome et distincte de la législation relative à la protection sociale. Dans ces conditions, Mme A... n’est pas fondée à soutenir que son travail constitue une activité de peintre, sculpteur, graveur ou dessinateur ne vendant que le produit de son art au sens des dispositions du 2° de l’article 1460 du code général des impôts. Par suite, c’est à bon droit qu’elle a été assujettie à la cotisation foncière des entreprises en application de l’article 1447 du code général des impôts au titre de l’année 2023.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée.




DÉCIDE :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : Le jugement sera notifié à Mme B... A... et au directeur régional des finances publiques d’Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Rhône.

Délibéré après l'audience le 6 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Pin, président,
Mme Bardad, première conseillère,
Mme Boulay, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 janvier 2026.


La rapporteure,



N. BardadLe président,



F.-X. Pin

La greffière,



F. Abdillah



La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Une greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions