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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2401055

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2401055

lundi 3 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2401055
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant un indu de prime d'activité de 534,12 euros et le refus de remise de dette. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant étaient insuffisamment précis ou inopérants, notamment faute de justificatifs sur ses revenus et sa situation financière. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement mal fondées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 31 janvier 2024, le 2 février 2024 et le 29 février 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 21 décembre 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Rhône a, sur recours administratif préalable obligatoire, confirmé la récupération d'un indu de prime d'activité d'un montant de 534,12 euros constitué sur la période allant de décembre 2022 à janvier 2023 d'une part, et d'autre part, la décision du 8 janvier 2024 par laquelle la même caisse a refusé de lui accorder une remise de cette dette.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats () ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : ()7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants ou des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (). ".

2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative spécialement applicable en matière de contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Par un courrier du 22 février 2024 dont il a été accusé réception le 27 février 2024, M. B a été invité par le greffe à régulariser sa requête au moyen du formulaire comportant les informations requises par les dispositions précitées, lequel précisait notamment la nécessité de produire toute pièce justificative utile, et d'exposer précisément sa situation financière, ses ressources, ainsi que ses charges.

4. En premier lieu, il ressort des motifs exposés dans la décision du 21 décembre 2023 que l'indu de prime d'activité mis à la charge de M. B résulte de la prise en compte de sa retraite ainsi que de son complément de salaire sur la période en cause. En se bornant à soutenir qu'il est retraité et non pas salarié sans produire de documents permettant d'apprécier ses revenus sur la période en litige, M. B ne fait état que de faits insusceptibles de venir au soutien du moyen contestant le bien-fondé de l'indu qu'il soulève à l'encontre de la décision confirmant cet indu sur recours administratif préalable obligatoire.

5. En second lieu, si M. B conteste la décision du 8 janvier 2024 refusant sa demande de remise de dette, il ne soutient pas se trouver dans une situation de précarité l'empêchant de rembourser la somme due, ni ne produit les justificatifs concernant ses ressources et ses charges. Dès lors, le moyen, à le supposer soulevé, tiré de sa situation de précarité, qui n'est pas étayé sur le niveau de ses ressources rapportés à ses charges et n'a pas donné lieu à la production de pièces justificatives, ne comporte pas les précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Lyon le 3 mars 2025.

Le magistrat désigné,

R. Reymond-Kellal

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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