LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2403716

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2403716

mardi 24 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2403716
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation4ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge de la taxe sur les logements vacants formulée par la société Prestig'Immo pour l'année 2023. La juridiction a estimé que la société ne démontrait pas que la vacance de son logement était indépendante de sa volonté, notamment en ne prouvant pas avoir tenté de le vendre ou de le louer au prix du marché en l'état. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 232 du code général des impôts et sur les réserves d'interprétation émises par le Conseil constitutionnel concernant cette taxe.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 avril 2024, la société Prestig Immo demande au tribunal de prononcer la décharge totale de la taxe sur les logements vacants à laquelle elle a été assujettie au titre de l’année 2023.

Elle soutient que le logement est inhabitable en raison de la présence d’un sanibroyeur dont l’évacuation est branchée sur l’évacuation d’eaux pluviales, en méconnaissance des articles 42 et 47 du règlement sanitaire départemental, que la revente du logement est interdite en application des articles 20 et 21 du règlement du service public d’assainissement et que, en tout état de cause, aucun accord de travaux n’a pu intervenir faute d’être parvenu à un accord avec la voisine directe du logement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2024, la direction régionale des finances publiques d’Auvergne-Rhône Alpes et du département du Rhône conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.


Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :
- le livre des procédures fiscales ;
- le code général des impôts ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :

-
le rapport de M. Clément, président,
-
et les conclusions de Mme Guitard, rapporteure publique.




Considérant ce qui suit :

La SAS Prestig’Immo demande la décharge de la taxe sur les logements vacants à laquelle elle a été assujettie au titre de l’année 2023 pour un logement dont elle est propriétaire au 34 rue des Tables Claudiennes à Lyon.

Aux termes de l’article 232 du code général des impôts : « I. – La taxe annuelle sur les logements vacants (…) est due pour chaque logement vacant depuis au moins une année, au 1er janvier de l'année d'imposition, à l'exception des logements détenus par les organismes d'habitations à loyer modéré et les sociétés d'économie mixte et destinés à être attribués sous conditions de ressources. (…) / VI. La taxe n’est pas due en cas de vacance indépendante de la volonté du contribuable (…) ». Par ailleurs, le Conseil constitutionnel, dans sa décision n° 98-403 DC du 29 juillet 1998, n’a admis la conformité à la Constitution des dispositions instituant la taxe sur les logements vacants que sous certaines réserves : « (…) ne sauraient être assujettis des logements qui ne pourraient être rendus habitables qu’au prix de travaux importants et dont la charge incomberait nécessairement à leur détenteur ; (…) / ne sauraient être assujettis des logements dont la vacance est imputable à une cause étrangère à la volonté du bailleur, faisant obstacle à leur occupation durable, à titre onéreux ou gratuit, dans des conditions normales d’habitation, ou s’opposant à leur occupation, à titre onéreux, dans des conditions normales de rémunération du bailleur ; qu’ainsi, doivent être notamment exonérés les logements ayant vocation, dans un délai proche, à disparaître ou à faire l’objet de travaux dans le cadre d’opérations d’urbanisme, de réhabilitation ou de démolition, ou les logements mis en location ou en vente au prix du marché et ne trouvant pas preneur » et, dans sa décision n° 2012-662 DC du 29 décembre 2012, à la suite d’une modification de l’article 232, il a réitéré ces réserves en ses points 136 et 138.

Il appartient aux contribuables d’établir que la vacance du logement visé par la taxe était indépendante de leur volonté. Le caractère contraignant de la vacance s’apprécie eu égard aux circonstances dans lesquelles cette vacance est intervenue et aux démarches accomplies par le propriétaire, selon les possibilités qui lui étaient offertes, en fait comme en droit, pour la prévenir ou y mettre fin.

Il n’est pas contesté que l’appartement en litige est inoccupé depuis au moins un an au 1er janvier 2023, alors que sa vente a été conclue le 16 juin 2021. L’administration soutient sans être contredite que le logement était, avant sa vente, à usage d’habitation et que le règlement du service public d’assainissement collectif du Grand Lyon n’interdit pas la revente d’un logement équipé d’un sanibroyeur. D’ailleurs, la SAS Prestig’Immo ne produit aucune pièce permettant d’estimer qu’elle a l’intention d’effectuer des travaux afin de rendre le logement propre à la vente ou à la location, alors que l’acte de vente précise que « l’acquéreur fait son affaire personnelle de la suppression de ce sanibroyeur et du raccordement au réseau d’assainissement collectif de l’immeuble ». Alors que la société requérante ne soutient pas avoir mis en vente son bien en l’état au prix du marché ou ait l’intention de le faire, pas plus que de le proposer à la location, les éléments produits à l’instance ne permettent pas d’établir que des circonstances particulières notamment liées à la présence d’un sanibroyeur expliquent l’absence de vente du bien en litige. Par suite, le requérant n’établit pas que la vacance de l’appartement est indépendante de sa volonté.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la SAS Prestig’Immo doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :


Article 1er : La requête de la SAS Prestig’Immo est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Prestig’Immo et à la direction régionale des finances publiques d’Auvergne-Rhône Alpes et du département du Rhône.

Délibéré après l'audience du 6 février 2026, à laquelle siégeaient :

M. Marc Clément, président,

M. Verguet, premier conseiller,
Mme Marie-Laure Viallet, première conseillère,


Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 février 2026.

Le président,





M. Clément
L’assesseure la plus ancienne,





H. Verguet
La greffière,





C. Amouny

La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et énergétique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Une greffière.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions