jeudi 27 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2404758 |
| Type | Décision |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | FRERY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 mai 2024, Mme A C, épouse B, représentée par Me Fréry, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un certificat de résidence, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, de lui remettre dès la notification de la décision à intervenir une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ; à titre subsidiaire, de lui enjoindre d'examiner sa situation, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir et, dans ce délai, lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros hors taxes au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative;
Elle soutient que :
- la préfète du Rhône ne lui a pas communiqué les motifs de la décision en litige alors qu'elle lui en avait fait la demande ;
- cette décision est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- elle répond aux conditions pour bénéficier d'un certificat de résidence " conjoint de français " ;
- la décision en litige méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 mars 2025, la préfète du Rhône conclut au non-lieu à statuer sur la requête etau rejet des conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que par décision du 28 février 2025, elle a accordé à la requérante un certificat de résidence algérien valable du 1er mars 2025 au 28 février 2026.
Par un mémoire enregistré le 5 mars 2025, Mme C, épouse B doit être regardée comme se désistant de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte mais maintenant ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Dèche, présidente, a été entendu.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, épouse B, ressortissante algérienne née le 7 juin 1990, est entrée en France le 9 août 2023, munie d'un visa Schengen. Elle a sollicité le 28 août 2023 la délivrance d'un certificat de résidence algérien valable un an portant la mention " vie privée et familiale ". Par la présente requête, Mme A C, épouse B, demande l'annulation de la décision de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône pendant plus de quatre mois sur sa demande.
2. Par un mémoire du 5 mars 2025, Mme C, épouse B s'est désistée de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte dès lors que, postérieurement à l'enregistrement de la requête, la préfète du Rhône lui a accordé un certificat de résidence algérien valable du 1er mars 2025 au 28 février 2026. Ce désistement est pur et simple et il y a lieu d'en donner acte.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 200 euros à Mme C, épouse B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme C, épouse B des conclusions de sa requête à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte.
Article 2 : L'Etat versera à Mme C, épouse B une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, épouse B et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 13 mars 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Dèche, présidente,
Mme Viallet, première conseillère,
Mme Pouyet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2025.
La présidente-rapporteure,
P. Dèche
L'assesseure la plus ancienne,
M. D
La greffière,
S. Hosni
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300356
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'un agent public pour absence de réintégration après une période de disponibilité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir opposée par la commune, estimant que le requérant a bien produit l'ensemble des pièces requises selon l'article R. 414-5 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Article R. 414-5 du code de justice administrative (règles de procédure concernant la production des pièces).
08/04/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302852
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. A... B... visant à annuler la décision de l'ONACVG limitant à 3 000 euros l'aide financière qui lui a été attribuée au titre du dispositif pour les enfants d'anciens harkis. Le tribunal estime que la décision d'attribution, qui n'est pas une décision défavorable, n'était pas soumise à une obligation de motivation spécifique et que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en déterminant le montant, en application du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400683
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'autorisation d'exercice de la médecine générale notifié à une docteure titulaire d'un diplôme non communautaire. La juridiction a annulé la décision du Centre National de Gestion (CNG) du 6 juillet 2023, considérant que le refus était entaché d'un défaut de motivation suffisante. Elle a enjoint au CNG de réexaminer la demande de la requérante dans un délai de deux mois, en application des articles L. 4111-2 du code de la santé publique et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507446
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement d'une habilitation aéroportuaire à un employé de DHL. Le juge a retenu un vice de procédure, estimant que ce refus, constitutif d'une décision individuelle défavorable, devait être motivé en application des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, ce qui n'était pas le cas. La décision a été annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
08/04/2026