Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2405180

mardi 17 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2405180
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantJOSSEAUME

Résumé IA

Suspension de permis de conduire. Tribunal administratif de Lyon. Désistement d'office du requérant pour défaut de confirmation de sa requête en annulation après rejet de son référé suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2403299 du 28 mai 2024, le président du tribunal administratif de Grenoble a transmis au tribunal administratif de Lyon, sur le fondement de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. B A.

Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Grenoble le 14 mai 2024 puis au greffe du tribunal administratif de Lyon le 29 mai 2024 sous le n° 2405180, M. B A, représenté par Me Josseaume, demande au tribunal d'annuler la décision du 29 avril 2024 par laquelle le préfet de la Haute-Savoie a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de dix mois.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements ; () ". L'article R. 612-5-2 du même code prévoit que : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".

2. Par une ordonnance n° 2406220 du 27 juin 2024, le juge des référés a rejeté la requête de M. A tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 29 avril 2024 par lequel le préfet a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de dix mois, au motif qu'il n'était pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Cette ordonnance a été notifiée à M. A par un courrier dont il a accusé réception le 2 juillet 2024 et comportant la mention prévue par le 2nd alinéa de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative cité ci-dessus. A défaut d'avoir confirmé le maintien de sa requête à fin d'annulation de cette décision du 29 avril 2024 dans le délai d'un mois à compter de la notification de cette ordonnance de rejet et en l'absence de pourvoi en cassation, M. A est réputé s'être désisté de l'ensemble des conclusions de sa requête n° 2405180, ainsi que le prévoit l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative et il y a lieu de lui donner acte de ce désistement en application du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte à M. A du désistement de sa requête.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de la Haute-Savoie.

Fait à Lyon, le 17 septembre 2024.

Le président de la 6ème chambre,

Juan Segado

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier