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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2405335

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2405335

lundi 23 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2405335
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantSCP ROBIN VERNET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 mai 2024, Mme B A, représentée par Me Vernet, demande au tribunal :

- de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

- d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui attribuer, dans un délai d'un mois, un logement en exécution de la décision de la commission de médiation du département du Rhône du 25 juillet 2023 sous astreinte de 30 euros par jour de retard à verser au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement prévu à l'article L. 300-2 du Code de la Construction et de l'Habitation ;

- de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Par un mémoire enregistré le 9 août 2024, la préfète du Rhône conclut au rejet pour irrecevabilité de la requête en raison de sa tardiveté.

Par un mémoire enregistré le 20 août 2024, Mme A informe le tribunal qu'elle a signé un bail le 16 juillet 2024 et qu'elle se désiste de ses demandes à l'exclusion de celle formulée au titre des frais d'instance.

Vu :

- les pièces du dossier ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ".

2. Aux termes de l'article 20 de la loi visée ci-dessus du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. / () ". Il résulte de l'instruction que Mme A a été admise le 14 juin 2024 au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Il n'y a par suite pas lieu de statuer sur ses conclusions tendant à l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

3. Par un mémoire enregistré le 20 août 2024, Mme A déclare se désister des conclusions de sa requête aux fins d'injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien se s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'injonction sous astreinte de la requête de Mme A.

Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à ce qu'elle soit admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre du logement et de la rénovation urbaine.

Copie en sera adressée à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 23 septembre 2024

La première vice-présidente,

D. Jourdan

La République mande et ordonne au ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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