Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406326

mardi 3 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406326
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Refus d'aide sociale à l'enfance – Tribunal Administratif de Lyon – Rejet pour défaut de précision des moyens. La requérante contestait le refus de la métropole de Lyon de lui attribuer une aide financière, motif pris de ressources jugées suffisantes. Le tribunal a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d'avoir, malgré une demande de régularisation, assorti son moyen de précisions suffisantes (absence de pièces justificatives).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 juin 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 22 mai 2024 par laquelle le président de la métropole de Lyon a refusé de lui attribuer une aide financière pour son enfant.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats () ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que () des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / (). ; ".

2. Mme B a sollicité auprès de la métropole de Lyon une prestation financière au titre de l'aide sociale à l'enfance. Par décision du 22 mai 2024, le président de la métropole de Lyon l'a refusée au motif que ses ressources d'un montant de 1 368,34 euros, rapportées à ses charges d'un montant de 886,33 euros, doivent être regardées comme suffisantes au sens de l'article L. 222-2 du code de l'action sociale et des familles. Dans son recours contentieux, la requérante se borne à produire la décision attaquée et exposer que ses ressources sont moindres alors que ses charges sont supérieures, sans produire aucune pièce de nature à justifier la réalité de ses allégations.

3. Par courrier du 20 août 2024 reçu le 27 août 2024, le greffe du tribunal a demandé à Mme B de régulariser sa requête en indiquant les raisons qui expliquent, selon elle, que l'administration a méconnu ses droits, lequel précise la nécessité de produire toute pièce permettant de justifier la réalité de sa situation, dans un délai de quinze jours à l'aide du formulaire prévu par l'article R. 772-6 du code de justice administrative. Ce courrier l'informait qu'à l'expiration de ce délai la requête pourra être rejetée par la procédure prévue par l'article R. 222-1 précité. A la date de la présente ordonnance, la requérante n'a pas déféré à cette demande de régularisation. Par suite, sa requête, qui ne comporte qu'un moyen qui n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Lyon le 3 décembre 2024.

Le magistrat désigné,

R. Reymond-Kellal

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,