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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406734

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406734

jeudi 13 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406734
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantBOUHALASSA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable, pour obtenir son relogement sous astreinte. En défense, la préfète du Rhône a justifié qu’un bail avait été signé le 30 septembre 2024. Constatant que l’obligation de relogement était ainsi exécutée, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales par ordonnance du 13 février 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 juillet 2024, M. A, représenté par Me Bouhalassa, demande au tribunal :

1°) d'enjoindre à la préfète du Rhône d'assurer son relogement dans des conditions adaptées à sa situation, conformément à la décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 25 juillet 2023 sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir ;

2°) de condamner l'Etat le préfet du Rhône à verser à son conseil, la somme de 800 euros au titre des dispositions combinées des articles 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, à charge pour lui de renoncer au bénéfice de cette aide.

Il soutient qu'aucune proposition de logement ne lui a été adressée.

Par des mémoires en défense enregistrés les 9 septembre 2024 et le 28 janvier 2025, la préfète du Rhône a informé le tribunal qu'une proposition de logement avait été adressée au requérant et qu'un bail avait été signé le 30 septembre 2024, concluant ainsi au non-lieu à statuer.

M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 juin 2024.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux (), peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () " .

2. M. A demande au tribunal, saisi sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, d'enjoindre à la préfète du Rhône d'assurer son relogement. Il résulte de l'instruction que l'intéressée a signé le bail d'un logement le 30 septembre 2024. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

Sur les frais irrépétibles :

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la requête tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte de la requête.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à la préfète du Rhône, et au ministre du logement.

Fait à Lyon, le 13 février 2025.

La première vice-présidente,

D. Jourdan

La République mande et ordonne au ministre du logement en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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