mercredi 22 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2407304 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | PINHEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 juillet et 18 décembre 2024, Mme A B, représentée par Me Pinhel, demande au juge des référés :
1°) de condamner l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII) à lui verser une provision de 2 074 euros correspondant au montant de l'ADA qu'elle aurait dû percevoir au titre de la période du 1er juin 2023 au 31 mars 2024, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat et de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII), ou qui mieux le devra, à verser à son conseil, la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et ce, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration lui doit la somme de 2 074 euros au titre de l'ADA ;
- sa créance n'est pas sérieusement contestable.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 décembre 2024, l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration conclut à ce qu'il n'y a plus lieu à statuer, dès lors qu'il a versé à Mme B la somme due.
Par mémoire enregistré le 14 janvier 2025, Mme B constate qu'il n'y a plus lieu à statuer sur ses conclusions indemnitaires, mais maintient ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle du 27 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Wolf, présidente honoraire, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B s'est vu attribuer le statut de réfugié en 2022. Cependant, l'OFII a interrompu depuis le 1er juin 2023 le versement de l'allocation pour demandeur d'asile. Par la présente requête, elle demande au juge des référés de condamner l'OFII à lui verser en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative une provision correspondant aux sommes qui lui sont dues, soit 2 074 euros.
2. Il résulte de l'instruction que Mme B a pu disposer le 1er janvier 2025 des sommes qui lui étaient dues par l'OFII. Par son mémoire, enregistré le 14 janvier 2025, Mme B invite le juge des référés à constater qu'il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions de sa requête tendant à ce que l'OFII soit condamné au versement d'une provision. Il n'y a effectivement plus lieu à statuer sur ces conclusions.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'OFII, ni de l'Etat, qui n'est pas partie au litige, une somme à verser au conseil de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions de la requête de Mme B à la condamnation de l'OFII à lui verser une indemnité provisionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions présentées par Mme B est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Fait à Lyon le 22 janvier 2025.
La juge des référés,
A. Wolf
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition, Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026