Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2407704

vendredi 10 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2407704
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Opposition à une contrainte émise par la CAF du Rhône pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité et d’allocation de logement sociale (580,96 euros). Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière difficile, mais ce moyen est jugé inopérant car sans incidence sur le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance. La décision est fondée sur le 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 juillet 2024, Mme A B doit être regardée comme formant opposition à la contrainte émise le 9 juillet 2024 par la caisse d'allocations familiales du Rhône pour le recouvrement de la somme de 580,96 euros restant due au titre d'indus de prime d'activité et d'allocation de logement sociale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats () ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants () ".

2. A l'appui de son opposition à la contrainte en litige, la requérante, dont la précédente requête contestant un refus de remise gracieuse a été rejetée par ordonnance n° 2305777, se borne à faire valoir sa bonne foi et la précarité de sa situation financière difficile qui ne lui permet pas de rembourser la somme réclamée. Ce moyen est toutefois inopérant dès lors qu'il est sans incidence sur le principe, la quotité ou l'exigibilité de la créance.

3. Dans ces conditions, la requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Lyon le 10 janvier 2025.

Le magistrat désigné,

R. Reymond-Kellal

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,