Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2409110
mercredi 2 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2409110 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 septembre 2024, M. B A, doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, d'ordonner une expertise aux fins de déterminer les préjudices psychologiques qu'il estime avoir subi à raison d'une erreur commise par la caisse d'allocations familiales du Rhône et par la métropole de Lyon.
Il soutient qu'il a été victime d'une erreur commise par la caisse d'allocations familiales du Rhône et par la métropole de Lyon et qu'il convient d'évaluer les préjudices subis.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".
2. L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. A ce dernier titre, il ne peut faire droit à une demande d'expertise lorsque, en particulier, elle est formulée à l'appui de prétentions qui ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, qui sont irrecevables ou qui se heurtent à la prescription. De même, il ne peut faire droit à une demande d'expertise permettant d'évaluer un préjudice, en vue d'engager la responsabilité d'une personne publique, en l'absence manifeste de lien de causalité entre le préjudice à évaluer et la faute alléguée de cette personne.
3. M. A demande que soit ordonnée une expertise aux fins de déterminer les conséquences psychologiques suite à une erreur commise par l'administration de la caisse d'allocations familiales et par la métropole de Lyon. Toutefois, d'une part, le requérant n'expose pas à l'appui de quelles prétentions futures la mesure d'expertise qu'il sollicite est susceptible de se rattacher. D'autre part, en l'état de l'instruction, l'existence d'un préjudice et d'un lien de causalité entre ce préjudice et l'erreur commise par la caisse d'allocations familiales du Rhône et la métropole de Lyon ne sont manifestement pas établis. Dans ces conditions, la mesure d'instruction sollicitée par M. A ne peut être regardée comme utile au sens des dispositions de l'article R. 532-1 citées au point 1 et sa requête doit dès lors être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête n° 2409110 de M. B A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Lyon, le 2 octobre 2024
La présidente du tribunal,
Juge des référés,
C. MARILLER
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
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