Le Tribunal administratif de Lyon statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir visant le rejet d'une demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'un relogement. La juridiction donne acte du désistement d'office de la requérante, Mme A..., celle-ci n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui encadrent la procédure de désistement.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 novembre 2024, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 5 novembre 2024 par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône a rejeté sa demande tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de relogement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2026, la préfète du Rhône conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme A....
La présidente du tribunal a désigné Mme Fullana Thevenet, première conseillère, pour statuer par ordonnance au titre de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sur les litiges relatifs aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d’emploi, mentionnés à l’article R. 772-5 du même code.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ;(…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions ».
Mme A... a été, en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invitée, par un courrier de la magistrate désignée du 8 janvier 2026, reçu le 9 janvier suivant, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et informée de ce que, à défaut de confirmation, dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’être désistée d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, Mme A... doit être réputée s’être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 13 mars 2026.
La magistrate désignée,
M. Fullana Thevenet
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,