LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2412542

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2412542

vendredi 27 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2412542
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCORNILLIER AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par l'APF France Handicap d’un recours en plein contentieux contre une décision tarifaire modificative de l’Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté, a ordonné le 27 juin 2025 le transfert de l’affaire au Tribunal Administratif de Nancy. La solution retenue est fondée sur les articles R. 351-3 et R. 312-10-1 du code de justice administrative, qui attribuent compétence territoriale au tribunal dans le ressort duquel sont situés les établissements concernés. En l’espèce, la majorité des établissements se trouvant dans le ressort de Nancy (Territoire de Belfort, Doubs, Jura), et pour une bonne administration de la justice, le tribunal lyonnais s’est dessaisi au profit de cette juridiction.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal interrégional de la tarification sanitaire et sociale de Nancy le 29 août 2024 et transférée le 1er janvier 2025 au tribunal, sous le n° 2412542, en application des dispositions de l'article 56 de la loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 d'orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027, l'APF France Handicap représentée par Me Cornillier, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision tarifaire modificative n° 14023 du 31 juillet 2024 portant modification pour 2024 du montant et de la répartition de la dotation globalisée commune prévue au contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens concernant onze établissements (Institut d'éducation motrice - DISPOSITIF IEM APF THÉRÈSE BONNAYME ; Etablissement et Service d'Aide par le Travail (E.S.A.T.) - ESAT CLOTHILDE LAMBOROT QUETIGNY ; Service d'Éducation Spéciale et de Soins à Domicile - SESSAD APF BESANCON ; Institut d'éducation motrice - DIEM APF FRANCE HANDICAP ; Service d'accompagnement médico-social adultes handicapés - SAMSAH APF FRANCE HANDICAP ; Etab.Acc.Médicalisé en tout ou partie personnes handicapées - FAM IMPHY ; Service d'accompagnement médico-social adultes handicapés - S A M A ;Service d'Éducation Spéciale et de Soins à Domicile - SESSAD APF ST REMY ; Etablissement et Service d'Aide par le Travail (E.S.A.T.) - ESAT MONETEAU APF ; Service d'accompagnement médico-social adultes handicapés - SAMSAH APF ;Service d'accompagnement médico-social adultes handicapés - SAMSAH APF FRANCE HANDICAP )

2°) de réformer la décision du 31 juillet 2024 par intégration d'un financement complémentaire de 659 567,55 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'agence régionale de Bourgogne Franche-Comté la somme de 3 000 euros au titre des frais irrépétibles et non compris dans les dépens.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative, et notamment ses articles R. 351-3 et R. 312-10-1.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu' () un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. () ".

2. Aux termes de l'article R. 312-10-1 du code de justice administrative : " Sont compétents pour connaître des litiges relatifs aux décisions mentionnées au VI de l'article L. 314-1 et aux articles L. 314-9 et L. 351-1 du code de l'action sociale et des familles, au douzième alinéa de l'article L. 6143-4 du code de la santé publique et à l'article L. 162-24-1 du code de la sécurité sociale, les tribunaux administratifs suivants, dont le ressort, par dérogation à l'article R. 221-3 du présent code, est ainsi fixé : () Tribunal administratif de Nancy : Ardennes, Aube, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Doubs, Haute-Marne, Haute-Saône, Jura, Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Territoire de Belfort, Vosges () Par dérogation à l'article R. 312-1 du présent code, le tribunal administratif compétent, parmi les tribunaux administratifs ainsi désignés, est celui dans le ressort duquel est situé l'établissement ou le service concerné par la décision mentionnée au premier alinéa ".

3. Le présent litige est relatif au contentieux de la tarification sanitaire et sociale régi par les dispositions du titre V du livre III du code de l'action sociale et des familles. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions précitées pour déterminer le tribunal territorialement compétent.

4. Il ressort des pièces du dossier que l'établissement DIEM APF THERESE BONNAYME et SAMSAH APF Belfort sont situés dans le département du Territoire de Belfort, que le SESSAD APF France est situé dans le département du Doubs et que l'établissement DIEM APF Perrigny est implanté dans le département du Jura. Ainsi, le tribunal administratif de Nancy est territorialement compétent pour connaitre d'une décision de tarification relative à ces établissements, en application de de l'article R. 312-10-1 du code de justice administrative.

5. Par ailleurs, les requêtes n° 2412539 et n° 2412558 introduites par l'APF France Handicap pour des établissements distincts qui ont été transmises par ordonnances en date du 5 mai 2025 au tribunal administratif de Nancy en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, présentaient des contestations, demandes et moyens semblables à la présente requête.

6. Par suite, et alors même que la décision en litige concerne également la tarification d'établissements relevant du ressort du tribunal administratif de Lyon, il y a lieu pour une bonne administration de la justice, de transmettre la présente requête au tribunal administratif de Nancy.

O R D O N N E :

Article 1er : Le dossier de la requête susvisée est transmis à la présidente du tribunal administratif de Nancy.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'APF France Handicap, à l'agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté et à la présidente du tribunal administratif de Nancy.

Fait à Lyon, le 27 juin 2025.

La première vice-présidente du tribunal,

D. Jourdan

Pour expédition,

Un greffier

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14
← Retour aux décisions
Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026