jeudi 17 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2500315 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET DAUMIN COIRATON DEMERCIERE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 janvier 2025, M. B A, représenté par Me Daumin (Cabinet Daumin Coiration-Demerciere), demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative d'ordonner une expertise, aux fins de se prononcer sur son aptitude à l'exercice des fonctions relevant des corps de fonctionnaires actifs des services de la police nationale.
Il soutient que :
- il s'est inscrit en 2023 aux épreuves externes afin d'intégrer la police nationale comme gardien de la paix et a été admis sur liste principale ;
- ensuite de la visite médicale d'aptitude, il a réalisé une radiographie des hanches et du bassin, concluant à une absence d'anomalie notable, sans dysplasie ou hyperostose limitant les flexions ;
- alors qu'il devait être convoqué de nouveau à une visite médicale d'aptitude, il a reçu, le 12 septembre 2024, un courrier du service médical statutaire faisant état d'une incompatibilité avec un service actif de police ; sa candidature a ainsi été rejetée le 9 septembre 2024 pour inaptitude médicale définitive à l'emploi de gardien de la paix ;
- il dispose de plusieurs éléments médicaux, établis par des médecins spécialisés, ne faisant état d'aucun problème physique majeur ;
- l'expertise sollicitée est utile en l'absence de rapport du médecin du travail.
La requête a été régulièrement communiquée à la préfète de la région Auvergne Rhône-Alpes, qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
2. La prescription d'une mesure d'expertise en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative est subordonnée au caractère utile de cette mesure. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande d'expertise d'apprécier son utilité au vu des pièces du dossier et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, la mesure sollicitée.
3. M. A demande au juge des référés d'ordonner une expertise relative à son aptitude à l'exercice des fonctions relevant des corps de fonctionnaires actifs des services de la police nationale. Il résulte de l'instruction que M. A a formé un recours au fond afin de contester, notamment, la décision du 9 septembre 2024 portant rejet de sa candidature à l'emploi de gardien de la paix pour inaptitude médicale définitive. Le requérant produit sept certificats médicaux, établis entre le 12 septembre 2024 et le 6 décembre 2024 par des médecins spécialistes, lesquels concluent à l'absence d'anomalie des hanches de M. A. Dans ces conditions, le requérant dispose de suffisamment d'éléments pour faire valoir ses prétentions devant le juge du fond, de sorte qu'aucune circonstance particulière ne confère à la mesure d'expertise sollicitée un caractère d'utilité différent de celui de la mesure que le juge du fond, déjà saisi, pourra décider, le cas échéant, dans l'exercice de ses pouvoirs de direction de l'instruction. Par suite, la demande de M. A est dépourvue d'utilité et doit être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête n° 2500315 de M. A est rejetée.
Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète de la région Auvergne Rhône-Alpes.
Fait à Lyon, le 17 jullet 2025.
La présidente du tribunal,
Juge des référés,
C. MARILLER
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026