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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2501646

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2501646

lundi 9 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2501646
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de prime d'activité de 2 223,93 euros et le refus implicite de remise gracieuse. La requête a été jugée irrecevable faute pour la requérante d'avoir justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable, conformément à l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. De plus, le moyen tiré de sa situation de précarité a été considéré comme insuffisamment étayé, faute de production de pièces justificatives suffisantes. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 février 2025, Mme B A demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle la caisse d'allocations familiales du Rhône lui a notifié un indu de prime d'activité d'un montant de 2 223,93 euros, ensemble la décision par laquelle elle implicitement refusé de lui accorder une remise gracieuse de sa dette.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats () ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants ou des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (). ".

2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative spécialement applicable en matière de contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Aux termes de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité () fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable ()

4. Par deux courriers du 11 février 2025 dont elle a accusé réception le même jour sur l'application dite Télérecours Citoyens, Mme A a été invitée par le greffe à régulariser sa requête dans un délai d'un mois, d'une part en produisant le recours administratif préalable obligatoire qu'elle aurait formulé pour contester le bien-fondé de l'indu de prime d'activité, d'autre part en produisant toutes les pièces utiles, en particulier les justificatifs actuels de l'ensemble de ses ressources et de ses charges. A la date de la précédente ordonnance, la requérante n'a produit aucune écriture ou pièce depuis.

5. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces produites par Mme A que, par un recours administratif préalable formé devant la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Rhône, elle a contesté le bien-fondé de l'indu de prime d'activité. Par suite, il n'est pas établi la décision implicite qui serait née du silence gardé sur son recours qu'elle produit, qui indique explicitement qu'elle a formulé une demande de remise gracieuse de sa dette, a également pour objet de rejeter une telle contestation distincte de l'appréciation de sa situation de précarité et de sa bonne foi. Il en résulte que le moyen tiré du caractère infondé de l'indu est inopérant.

6. En second lieu, Mme A expose de manière générale, à l'appui de sa requête qui ne comporte d'autres pièces que la demande de remise gracieuse et un avis d'imposition sur les revenus de l'année 2023, qu'elle n'est pas dans une situation lui permettant de s'acquitter de la dette. Le moyen tiré de sa situation de précarité, qui n'est pas étayé sur le niveau de ses ressources rapporté à ses charges actuelles et n'a pas donné lieu à la production de pièces justificatives, ne comporte pas les précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

7. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Lyon le 9 juin 2025.

Le magistrat désigné,

R. Reymond-Kellal

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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