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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2503531

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2503531

vendredi 11 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2503531
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C et M. D contestant la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône limitant la réduction de leur dette de prime d'activité à 710,46 euros. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que les requérants n'avaient pas fourni les précisions et pièces justificatives nécessaires pour apprécier le bien-fondé de leur moyen, malgré une demande de régularisation restée sans suite. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance pour insuffisance de motivation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 mars 2025, Mme A C et M. B D demandent au tribunal d'annuler la décision du 28 février 2025 en tant que la caisse d'allocations familiales du Rhône a limité la réduction de la dette de prime d'activité de M. D au montant de 710,46 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats () ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que () des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (). ".

2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative spécialement applicable en matière de contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Par courrier du 24 mars 2025 dont le pli est revenu avec la mention " avisé non réclamé ", les requérants ont été invités par le greffe du tribunal à régulariser leur requête dans un délai d'un mois à l'aide du formulaire mentionnant les informations prévues par les dispositions précitées, qui précisait notamment la nécessité de transmettre toutes les pièces justificatives utiles, en particulier les justificatifs de l'ensemble des ressources et des charges de leur foyer. A la date de la présente ordonnance, ils n'ont pas déféré à cette demande ni produit aucune écriture ou pièce. Dans ces conditions, ils n'assortissent pas leur moyen de précision suffisante permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, leur requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C et M. D est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et M. B D.

Fait à Lyon le 11 juillet 2025.

Le magistrat désigné,

R. Reymond-Kellal

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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