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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2503630

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2503630

jeudi 22 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2503630
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant le refus du président du conseil départemental de la Loire de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " stationnement. Le juge a constaté que le requérant avait saisi le tribunal avant d’avoir formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation, M. B n’a exercé ce recours qu’après l’enregistrement de sa requête, rendant celle-ci prématurée. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative, l’invite à saisir à nouveau le tribunal après la décision prise sur son recours préalable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 mars 2025, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 19 février 2025 par laquelle président du conseil départemental de la Loire a refusé de lui délivrer la carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ".

Par un courrier du 3 avril 2025, M. B a été invité à régulariser sa requête en justifiant, dans un délai de quinze jours, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire imposé ou l'accusé de réception de son recours.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : (/) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () La demande de régularisation mentionne qu'à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / () ". Aux termes de l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles : " Le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte " mobilité inclusion " destinée aux personnes physiques est formé, par tout moyen lui conférant date certaine, devant le président du conseil départemental. / () ".

3. Il résulte de ces dispositions que la personne qui entend contester une décision relative à l'attribution de la carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées " doit, avant de saisir le juge, former un recours administratif devant l'autorité compétente. Seule la décision prise à la suite du recours préalable, laquelle se substitue à la décision initiale, est susceptible d'être déférée au juge administratif.

4. Par le courrier du tribunal du 3 avril 2025 visé ci-dessus, le requérant a été invité à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, en justifiant de la présentation, devant l'autorité compétente, du recours préalable obligatoire imposé par les dispositions citées au point 2. Il résulte de l'instruction que M. B a adressé le recours administratif préalable obligatoire au président du conseil départemental de la Loire le 14 avril 2025, soit après l'enregistrement de sa requête au greffe du tribunal intervenu le 24 mars 2025. Dès lors que ce recours administratif obligatoire n'est pas préalable à la saisine du tribunal, la requête de M. B est prématurée et manifestement irrecevable. Elle doit pour ce motif être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative. Il appartiendra à M. B, s'il s'y croit recevable et fondé, dans l'hypothèse d'un refus exprès ou implicite en réponse à son recours préalable du 14 avril 2025, de saisir à nouveau le tribunal pour contester cette décision.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Lyon, le 22 mai 2025.

La présidente du tribunal,

Cécile Mariller

La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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