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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2504539

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2504539

lundi 12 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2504539
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer Mme A veuve B, ressortissante arménienne, dans un délai de quinze jours afin qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour. La requérante justifiait d'une situation d'urgence et d'utilité, après avoir vainement tenté d'obtenir un rendez-vous pendant deux ans malgré de multiples relances, et en raison de son intégration professionnelle et familiale en France. La demande d'astreinte a été rejetée, de même que l'injonction d'enregistrer la demande et de délivrer un récépissé avant vérification du dossier. L'État a été condamné à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 avril 2025, Mme C A veuve B, représentée par la Selarl BS2A Bescou et Sabatier avocats associés (Me Sabatier), demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre à la préfète du Rhône, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui fixer un rendez-vous lui permettant de déposer une demande de titre de séjour à la première date utile, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône, dans le cas où le dossier serait complet, d'enregistrer sa demande lors de ce rendez-vous et de lui délivrer un récépissé constatant le dépôt de sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle tente en vain d'obtenir un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour depuis le 9 mai 2023 ; elle a relancé les services de la préfecture à sept reprises ; elle réside en France depuis le 22 décembre 2014, est veuve ; sa fille et ses petits-enfants résident régulièrement en France ; elle s'est investie au sein de l'association Secours Catholique et de la paroisse de l'église apostolique arménienne de Décines ; elle a suivi des cours de français de 2015 à 2020 et occupe un emploi salarié depuis janvier 2021 en qualité d'aide à domicile auprès de plusieurs particuliers ; elle est exposée à une mesure d'éloignement ;

- la mesure sollicitée est utile.

La requête a été communiquée à la préfète du Rhône qui n'a pas produit d'observations en défense.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Vaccaro-Planchet, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. Eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande, dans un délai raisonnable.

3. Lorsque le rendez-vous ne peut être obtenu qu'en se connectant au site internet de la préfecture, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que, si l'étranger établit qu'il n'a pu obtenir une date de rendez-vous, malgré plusieurs tentatives n'ayant pas été effectuées la même semaine, il peut demander au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de lui communiquer, dans un délai qu'il fixe, une date de rendez-vous. Il appartient alors au juge des référés d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du dysfonctionnement sur la situation concrète de l'intéressé. La condition d'urgence est ainsi en principe constatée dans le cas d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui d'obtenir la mesure sollicitée. Si la situation de l'étranger le justifie, le juge peut préciser le délai maximal dans lequel ce rendez-vous doit avoir lieu. Il fixe un délai bref en cas d'urgence particulière.

4. En l'espèce, Mme A veuve B, ressortissante arménienne née le 4 juin 1964 qui déclare être entrée en France le 22 décembre 2014, a déposé le 9 mai 2023 son dossier de demande de titre de séjour sur la plateforme " Démarches simplifiées " et reste depuis cette date, soit deux ans, en attente d'un rendez-vous malgré plusieurs relances adressées à la préfecture entre octobre 2023 et avril 2025. En outre, l'intéressée fait valoir qu'elle est veuve et isolée en Arménie alors que sa fille et ses petits-enfants résident régulièrement en France, qu'elle s'est investie au sein de l'association Secours Catholique et de la paroisse de l'église apostolique arménienne de Décines, a suivi des cours de français de 2015 à 2020 et occupe un emploi salarié depuis janvier 2021 en qualité d'aide à domicile auprès de plusieurs particuliers. Ainsi, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de considérer que les conditions d'urgence et d'utilité prévues par l'article L. 521-3 du code de justice administrative sont remplies.

5. Dans ces conditions, il y a lieu d'enjoindre à la préfète du Rhône de convoquer Mme A veuve B dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, afin qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

6. Par ailleurs, il n'y a pas lieu en l'état, et avant le dépôt de cette demande et de la vérification de son caractère complet, d'enjoindre à l'autorité préfectorale d'enregistrer cette demande et de délivrer un récépissé à Mme A veuve B.

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros à verser à Mme A veuve B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint à la préfète du Rhône de communiquer à Mme A veuve B dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, une date de rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour.

Article 2 : L'Etat versera à Mme A veuve B la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A veuve B, au ministre de l'intérieur et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon le 12 mai 2025.

La juge des référés,

V. Vaccaro-Planchet

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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