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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2505695

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2505695

mardi 15 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2505695
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C et Mme A contestant le refus partiel de remise gracieuse de leur dette d’allocations logement. Les requérants n’ont pas donné suite à une demande de régularisation les invitant à préciser leurs moyens et à fournir des pièces justificatives sur leur situation de précarité. Le tribunal a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement non assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, en application de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 mai 2025, M. B C et Mme D A doivent être regardés comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 15 avril 2025, par laquelle la caisse d'allocations familiales du Rhône leur a seulement accordé une remise de 547,50 euros de leur dette d'allocations de logement sociale d'un montant total de 1 095,00 euros, et de leur en accorder la remise totale.

Ils soutiennent que si l'indu est fondé, il provient d'une erreur de la caisse d'allocations familiales du Rhône, et que le remboursement de cette dette serait une charge importante pour leur foyer.

Par un courrier du 14 mai 2025, envoyée par l'intermédiaire de l'application Télérecours citoyens, le greffe du tribunal a invité M. C et Mme A à motiver et compléter leur requête dans un délai d'un mois en utilisant le formulaire prévu aux articles R. 722-5 à R. 722-9 du code de justice administrative.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (). ".

2. En matière de contentieux sociaux, l'article R. 772-6 du même code dispose : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une remise gracieuse d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur de travailleurs privés d'emploi, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, d'apprécier, en application de l'article L.553-2 du code de la sécurité sociale, si une remise gracieuse est susceptible d'être accordée au regard de la situation de précarité et de la bonne foi du requérant. A cet égard, il ne lui appartient pas de statuer sur le bienfondé de l'indu.

4. Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. ".

5. En dépit de la demande de régularisation qui leur a été adressée le 14 mai 2025 par l'intermédiaire de l'application Télérecours et dont ils ont pris connaissance le même jour, M. C et Mme A n'ont pas retourné le formulaire. Dans sa requête, ils se bornent à soutenir que l'indu provient d'une erreur de la caisse d'allocations familiales du Rhône, et que son remboursement serait une charge trop importante pour leur foyer. Toutefois, ils ne fournissent aucune pièce sur leur situation de précarité permettant, le cas échéant, de leur accorder une remise de dette. Dans ces conditions, la requête, qui ne comporte que l'énoncé de moyens manifestement non assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C et Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et Mme D A.

Fait à Lyon, le 15 juillet 2025.

La première vice-présidente,

D. Jourdan

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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