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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2506144

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2506144

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2506144
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantFRERY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon statue sur un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de titre de séjour. Constatant que l'administration a accordé une carte de séjour temporaire au requérant après l'introduction de sa requête, le tribunal estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, qui sont devenues sans objet. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 mai 2025, M. A... B..., représenté par Me Fréry, demande au tribunal :

d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l’Ain a rejeté sa demande de titre de séjour ;

d’enjoindre à titre principal à la préfète de l’Ain de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale » ou « salarié » dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, et de le munir, dans l’attente, d’une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou à titre subsidiaire, d’enjoindre à la préfète de l’Ain de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, et de le munir, dans l’attente, d’une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

de mettre à la charge de l’État la somme de 1 400 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 28 novembre 2025, la préfète de l'Ain conclut au non-lieu à statuer des conclusions à fin d’annulation de la requête et au rejet du surplus.

Elle fait valoir qu’un titre de séjour valable du 7 mai 2025 au 6 mai 2026 lui a été accordé et qu’il est disponible en préfecture depuis le 5 juin 2025.


Par un mémoire du 2 décembre 2025, M. B... maintient ses conclusions présentées en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que la préfète de l’Ain a accordé à M. B... une carte de séjour temporaire valable du 7 mai 2025 au 6 mai 2026, disponible en préfecture depuis le 5 juin 2025, postérieurement à l’introduction de la requête. Dans ces conditions, les conclusions de la requête à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État le versement à M. B... de la somme de 1 200 euros, en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....

Article 2 : L’État versera à M. B... une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la préfète de l'Ain.


Fait à Lyon, le 16 mars 2026.


Le président de la 4ème chambre,





M. C...


La République mande et ordonne au préfet de l’Ain en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Une greffière,

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