Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A... B... d'une demande d'injonction visant à obtenir son relogement, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, suite à une décision de la commission de médiation. En défense, la préfète du Rhône a fait valoir qu'un bail avait été signé le 4 août 2025, après l'introduction de la requête. Constatant que l'intéressé avait ainsi été relogé, le tribunal a estimé que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet. Par une ordonnance du 25 novembre 2025, le premier vice-président a donc prononcé un non-lieu à statuer, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 juillet 2025, M. A... B..., doit être regardée comme demandant au tribunal d’enjoindre à la préfète du Rhône d’assurer son relogement dans des conditions adaptées à sa situation, conformément à la décision de la commission de médiation droit au logement opposable du Rhône du 14 janvier 2025. .
Par un mémoire en défense enregistrés le 1er septembre 2025, la préfète du Rhône a informé le tribunal qu’une proposition de logement avait été adressée et qu’un bail avait été signé le 4 août 2025, concluant ainsi au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…), peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) » .
M. A... B... demande au tribunal, saisi sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, d’enjoindre à la préfète du Rhône d’assurer son relogement. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, l’intéressé a signé le bail d’un logement le 4 août 2025. Par suite, les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 25 novembre 2025.
Le premier vice-président,
Juan Segado
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,