Le Tribunal Administratif de Lyon constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A... visant à enjoindre la préfète du Rhône d'assurer son relogement. En effet, l'instruction révèle que le requérant a signé un bail le 15 septembre 2025, rendant sa demande sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer dans une telle situation.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 août 2025, M. B... A..., demande au tribunal d’enjoindre à la préfète du Rhône d’assurer son relogement dans des conditions adaptées à sa situation, conformément à la décision de la commission de médiation droit au logement opposable du Rhône du 24 décembre 2024.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 octobre 2025, la préfète du Rhône a informé le tribunal qu’une proposition de logement avait été adressée et qu’un bail avait été signé le 15 septembre 2025, concluant ainsi au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…), peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
M. A... demande au tribunal, saisi sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, d’enjoindre à la préfète du Rhône d’assurer son relogement. Il résulte de l’instruction que l’intéressé a signé le bail d’un logement le 15 septembre 2025. Par suite, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à la préfète du Rhône et au ministre de la ville et du logement.
Fait à Lyon, le 12 février 2026.
Le premier vice-président,
Juan Segado
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,