Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme A... visant à annuler un avis de sommes à payer relatif à la taxe de séjour. Le tribunal estime que le moyen invoqué (une erreur déclarative) est inopérant et que, de toute façon, le contentieux de la taxe de séjour relève de la compétence de l'ordre judiciaire en vertu de l'article L. 2333-39 du code général des collectivités territoriales. La requête est donc rejetée par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 août 2025, Mme C... A... doit être regardée comme demandant au tribunal au tribunal d’annuler l’avis des sommes à payer émis à son encontre le 15 juillet 2025 pour le recouvrement d’une taxe de séjour.
Elle soutient que la somme réclamée s’explique par des erreurs déclaratives.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…). ».
Aux termes de l’article L. 2333-39 du code général des collectivités territoriales : « Les contentieux relatifs à la taxe de séjour sont présentés et jugés comme en matière de droits d'enregistrement, de taxe de publicité foncière, de droits de timbre, de contributions indirectes et de taxes assimilées à ces droits ou contributions ». Par ailleurs, aux termes de l’article L. 199 du livre des procédures fiscales : « (…) / En matière de droits d'enregistrement, d'impôt sur la fortune immobilière, de taxe de publicité foncière, de droits de timbre, de contributions indirectes et de taxes assimilées à ces droits, taxes ou contributions, le tribunal compétent est le tribunal judiciaire. Les tribunaux judiciaires statuent en premier ressort. Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités d'application ».
Mme A... se borne à soutenir à l’appui de sa requête que la somme réclamée au titre de la taxe de séjour est due à une erreur de saisie de sa part. Toutefois, un tel moyen est inopérant à l’encontre des conclusions tendant à l’annulation de l’avis des sommes à payer émis pour le recouvrement de la taxe de séjour. En tout état de cause, ces conclusions ont été portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître. Dans ces conditions, la requête, qui ne comporte que l’énoncé d’un moyen inopérant, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A....
Fait à Lyon, le 11 mars 2026.
Le président de la 4ème chambre,
M. B...
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Une greffière