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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2510760

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2510760

mardi 2 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2510760
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... contestant une contrainte émise par la CAF de la Loire pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 354,81 euros. La magistrate désignée a statué par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Elle a jugé que le moyen invoqué par la requérante, tiré de sa situation financière difficile, était inopérant car sans incidence sur le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance. La solution retenue est le rejet de la requête, laissant à Mme A... la possibilité de solliciter une remise gracieuse auprès de la caisse.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 août et 6 octobre 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la contrainte émise le 3 juin 2025 par la caisse d’allocations familiales de la Loire pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité d’un montant de 354,81 euros constitué sur la période du 1er juin 2024 au 31 juillet 2024.

La présidente du tribunal a désigné Mme Fullana Thevenet, première conseillère, pour statuer par ordonnance au titre de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sur les litiges relatifs aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d’emploi, mentionnés à l’article R. 772-5 du même code.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ».

A l’appui de son opposition à la contrainte en litige, Mme A... se borne à faire valoir la précarité de sa situation financière difficile qui ne lui permet pas de rembourser la somme réclamée. Ce moyen est toutefois inopérant dès lors qu’il est sans incidence sur le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance. Dans ces conditions, la requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il appartient seulement à Mme A..., si elle s’y croit fondée, à présenter devant la caisse d’allocations familiales de la Loire une demande de remise gracieuse de sa dette en considération de sa situation de précarité.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la caisse d’allocations familiales de la Loire.



Fait à Lyon, le 2 décembre 2025.



La magistrate désignée,





M. Fullana Thevenet



La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition,
Un greffier,


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