Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement du requérant, M. B..., suite à l'obtention de la carte de séjour sollicitée. Le litige a perdu son objet après que la préfète du Rhône a accordé un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, relatif au pouvoir d'ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er octobre 2025, M. A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite née le 7 août 2025 par laquelle la préfète du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale », dans un délai de deux mois à compter de la notification de l’ordonnance à venir, ou à défaut de réexaminer sa demande de titre de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 200 euros toute taxe comprise, à lui verser en application de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 7 février 2026, M. B... informe le tribunal que la préfecture lui a accordé une carte de séjour en qualité de parent d’enfant français et que dès lors, le litige a perdu son objet.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 (…). ».
Il résulte de l’instruction que, par une décision du 15 décembre 2025 prise postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône a fait droit à la demande de titre de séjour de M. B..., et a décidé de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale », valable jusqu’au 14 décembre 2026. M. B... qui en a pris acte, par un mémoire enregistré le 7 février 2026, doit être regardé comme se désistant de l’ensemble des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 26 février 2026.
La présidente,
P. Dèche
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,