Le Tribunal administratif de Lyon rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir dirigée contre une décision de révocation. Le requérant a saisi le juge sans formuler de conclusions ni exposer de moyens de légalité contre l'acte contesté. La juridiction applique l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative pour rejeter la requête, jugée manifestement irrecevable car elle ne satisfait pas aux exigences de l'article R. 411-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 novembre 2025, M. A... B... saisit le tribunal d’un litige l’opposant à la métropole de Lyon concernant la décision de révocation dont il a fait l’objet, le 1er septembre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ; (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ».
M. B..., en se bornant à produire la décision du 1er septembre 2025 le révoquant ainsi que le recours gracieux qu’il a exercé à l’encontre de cette décision ne forme aucune demande en annulation et ne soulève aucun moyen clairement identifiable. Ainsi il n'assortit sa requête d’aucun moyen de nature à contester une décision pour des moyens tirés de son illégalité. Sa requête doit, en conséquence, être rejetée par application des dispositions précitées du 4°de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Lyon, le 4 mars 2026.
La présidente,
P. Dèche
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,