Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... A... contestant le refus du recteur de l’académie de Lyon d’accorder une bourse d’études sur critères sociaux à sa fille majeure. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car Mme A..., en sa seule qualité de mère, ne justifiait pas d’un intérêt lui donnant qualité pour agir pour sa fille majeure. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 et R. 431-4 du code de justice administrative, constatant que la demande de régularisation adressée à la requérante était restée sans suite.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 novembre 2025 transmis au tribunal par une ordonnance de la présidente du tribunal administratif de Besançon du 25 novembre 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du recteur de l’académie de Lyon du 24 septembre 2024 portant rejet de la demande de bourse d’études sur critères sociaux de sa fille C... au titre de l’année universitaire 2024-2025.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (et) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…). ». Aux termes de l’article R. 431-4 du même code : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir ».
2. Si Mme B... A... a saisi le tribunal d’une contestation de la décision du recteur de l’académie de Lyon du 24 septembre 2024 portant rejet de la demande de bourses d’études de sa fille C... au titre de l’année 2024-2025, il est constant que cette dernière est majeure comme étant née le 11 avril 2006 et sa seule qualité de mère de l’intéressée ne confère pas à la requérante un intérêt lui donnant qualité pour agir à l’encontre de la décision en litige. Dans ces conditions et alors qu’il n’a pas été donné suite à la demande de régularisation que le tribunal a adressée à la requérante tendant à ce que Mme C... A... s’approprie les conclusions de la présente requête, celle-ci doit être rejetée comme irrecevable.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la rectrice de l’académie de Lyon.
Fait à Lyon, le 13 janvier 2026.
Le président de la 3ème chambre,
A. Gille
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier