LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2515304

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2515304

lundi 2 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2515304
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantDACHARY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante arménienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que ce refus était légal, car la demande d'asile de la requérante avait été déposée plus de 90 jours après son entrée en France, sans qu'elle ne justifie d'un motif légitime suffisant au regard des pièces du dossier. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient ce refus en cas de dépôt tardif non justifié.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 décembre 2025, Mme B... C..., doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 2 décembre 2025 par laquelle le directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil.

Elle fait valoir qu’elle justifie d’un motif légitime au dépôt de sa demande d’asile postérieurement au délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée sur le territoire national.


Par un mémoire en défense, enregistré le 26 février 2026, l’Office français de l’immigration et de l’intégration conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu’aucun des moyens soulevés n’est fondé.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme A... pour statuer sur les litiges relevant de l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme A...,
- les observations de Me Dachary, représentant Mme C..., laquelle était assistée de Mme D..., interprète en arménien, qui conclut aux mêmes fins que la requête et soutient, en outre, que la décision attaquée est entachée d’une insuffisance de motivation et d’un défaut d’examen particulier de la situation de la requérante, qu’elle présente un caractère disproportionné et qu’elle est entachée d’erreur manifeste d’appréciation.



L’instruction a été close à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C..., ressortissante arménienne, est entrée sur le territoire français le 23 février 2023 et y a déposé une demande d’asile le 2 décembre 2025. Elle demande au tribunal d’annuler la décision du 2 décembre 2025 par laquelle le directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil.

2. En premier lieu, la décision attaquée vise les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indique la date d’enregistrement de la demande d’asile de Mme C... et expose le motif pour lequel lui a été refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil, à savoir le dépôt de cette demande d’asile postérieurement au délai de quatre-vingt-dix jours suivant l’entrée en France de la requérante. Elle comporte ainsi les considérations utiles de droit et de fait qui en constituent le fondement et la requérante n’est pas fondée à soutenir qu’elle serait insuffisamment motivée. Il ressort, en outre, des pièces du dossier, et notamment de la fiche d’évaluation de vulnérabilité produite à l’instance, que le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration a procédé à un examen complet et sérieux de la situation de Mme C... avant l’édiction de la décision en litige.

3. En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Les conditions matérielles d'accueil sont refusées, totalement ou partiellement, au demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : (…) / 4° Il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° de l'article L. 531-27. (…) / La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. / Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur ». L’article L. 531-27 du même code dispose que : « L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée à la demande de l'autorité administrative chargée de l'enregistrement de la demande d'asile dans les cas suivants : (…) 3° Sans motif légitime, le demandeur qui est entré irrégulièrement en France ou s'y est maintenu irrégulièrement n'a pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours à compter de son entrée en France (…) »

4. Mme C... ne conteste pas qu’elle a introduit sa demande d’asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée sur le territoire français. Si elle fait valoir que ce dépôt tardif est justifié par l’état de crainte dans lequel elle se trouvait en raison des violences conjugales dont elle a été victime avant de quitter l’Arménie, aucune des pièces versées à l’instance ne permet de confirmer ces allégations. Par ailleurs, les pièces médicales produites au dossier s’agissant de l’état de santé de la requérante sont datées de plusieurs années et ne révèlent pas qu’elle aurait été diagnostiquée atteinte d’une pathologie. De la même manière, les éléments médicaux produits s’agissant de la fille de la requérante, qui sont relatifs à une luxation du genou, ne permettent pas de caractériser une situation de vulnérabilité particulière. Au regard de ces éléments, les moyens tirés de ce que la décision contestée méconnaîtrait l’article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de ce qu’elle présenterait un caractère disproportionné et serait entachée d’erreur manifeste d’appréciation doivent être écartés.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... C... et au directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mars 2026.


La magistrate désignée,

L. A...
La greffière,

F. Gaillard



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Un greffier

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions