Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme B... visant à contester le refus implicite opposé à sa demande de titre de séjour. La juridiction estime que la requête est manifestement irrecevable car elle ne contient aucun moyen juridique contestant la légalité de la décision administrative, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du même code, qui permet d'écarter les requêtes irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 décembre 2025, Mme A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite née du silence gardé par la préfète du Rhône sur sa demande de titre de séjour déposée le 22 août 2025 ;
2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un récépissé dans un délai de quarante-huit heures et de traiter sa demande dans un délai de quinze à trente jours.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. »
3. Si Mme B... fait valoir, à l’appui de sa requête dirigée contre le refus implicite qui aurait été opposé à sa demande de renouvellement de titre de séjour, fait état des difficultés auxquelles elle est confrontée du fait de l’absence de réponse de la préfecture, sa requête ne comporte l’énoncé d’aucun moyen ayant trait à la légalité de cette décision, et ne répond ainsi pas aux prescriptions de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Par suite, cette requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions citées au point 1 de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Lyon, le 5 mars 2026.
Le président de la 2ème chambre,
T. Besse
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier