Sujet principal : Rejet d'une requête en excès de pouvoir contre une décision préfectorale de classement sans suite d'une demande de naturalisation.
Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (formation de jugement).
Solution retenue : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable, car elle ne contient ni conclusions précises ni moyens à l'appui.
Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, relatifs au rejet des requêtes irrecevables et aux conditions de saisine de la juridiction.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2025, Mme B... A... transmet au tribunal une décision du 16 décembre 2025, par laquelle la Préfète du Rhône a classé sans suite sa demande de naturalisation, au motif de son incomplétude et une attestation de test de langue française.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. D’autre part, aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. ».
3. En se bornant à transmettre une décision préfectorale ainsi qu’une attestation de niveau de langue française, expirée depuis le 26 mai 2021, sans formuler aucune demande auprès du tribunal, Mme B... A... ne saisit ce dernier d’aucune conclusion correspondant à l’office du juge administratif au sens des dispositions précitées. Au demeurant, et à supposer qu’elle entende demander l’annulation de la décision préfectorale qu’elle produit, elle n’expose aucun moyen au soutien de cette demande. Sa requête est donc manifestement irrecevable et doit, par conséquent, être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Lyon le 26 février 2026.
La présidente de la 5ème chambre,
A-S. Bour
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,