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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2601456

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2601456

jeudi 19 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2601456
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBEKPOLI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en excès de pouvoir de la demanderesse. Le litige est devenu sans objet car la préfète du Rhône a accordé le renouvellement de la carte de résident après l'introduction du recours. La juridiction rejette également la demande d'allocation de frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application de l'article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 2 février 2026, Mme B... C... épouse A..., représentée par Me Bekpoli, avocat, demande au tribunal :
1°) d’annuler pour excès de pouvoir la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur sa demande de renouvellement de sa carte de résident ;
2°) à titre principal, d’enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident dans un délai d’un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d’enjoindre à la préfète du Rhône de réexaminer sa demande dans un délai d’un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.




Considérant ce qui suit :



Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (...) ».


Il est constant que, le 23 février 2026, postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône a décidé de renouveler la carte de résident de Mme C... épouse A.... Par suite, sont devenues sans objet les conclusions de la requérante tendant à l’annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur sa demande de renouvellement de sa carte de résident et à ce qu’il soit enjoint sous astreinte à la préfète du Rhône, à titre principal, de lui délivrer une carte de résident, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande. Il n’y a pas lieu d’y statuer.


Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête à fin de mise à la charge de l’État des frais exposés et non compris dans les dépens.




ORDONNE :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonctions de la requête de Mme C... épouse A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C... épouse A... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... épouse A... et à la préfète du Rhône.




Fait à Lyon, le 19 mars 2026.




Le président de la 1ère chambre,




Hervé Drouet






La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Une greffière,

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