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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2601504

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2601504

vendredi 27 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2601504
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDE DECKER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une carte de résident. La juridiction constate que la demande est devenue sans objet, la préfète ayant finalement délivré la carte au requérant en cours d'instance. En conséquence, le juge ordonne qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la suspension et met à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 février 2026, M. A... B..., représenté par Me De Decker, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision implicite rejet sa demande de carte de résident ;

d’enjoindre à la préfète du Rhône de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, et de lui délivrer dans un délai de huit jours un récépissé l’autorisant à travailler, l’ensemble sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Des pièces ont été enregistrées pour la préfète du Rhône le 10 février 2026.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le sous le n° 2601501 par laquelle la requérante demande l’annulation de la décision en litige.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Bertolo, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ».

Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu’il y avait lieu, non de la rejeter en l’état pour l’un des motifs mentionnés à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d’engager la procédure prévue à l’article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d’audience.

Il résulte de l’instruction qu’en cours d’instance, la préfète du Rhône a décidé de délivrer à M. B... une carte de résident, valable du 26 janvier 2025 au 25 janvier 2035. Il en résulte que les conclusions à fin de suspension du requérant sont devenues sans objet en cours d’instance, et il n’y a plus lieu d’y statuer.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État la somme de 500 euros à verser à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




O R D O N N E:

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension de M. B....

Article 2 : L’Etat versera la somme de 500 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la préfète du Rhône.


Fait à Lyon, le 27 février 2026.


Le juge des référés,





C. Bertolo



La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,





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