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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2601718

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2601718

mercredi 11 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2601718
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Sujet principal : Demande d'injonction à la préfète du Rhône d'examiner une demande de titre de séjour dans un délai déterminé, en raison de la carence de l'administration. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (formation de jugement). Solution retenue : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge estime qu'il ne peut prononcer une injonction à titre principal, en dehors des cas prévus par la loi, et qu'il ne peut se substituer à l'administration pour ordonner l'examen d'une demande.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 janvier 2026, Mme B... A... demande au tribunal, après avoir constaté la carence de la préfecture du Rhône dans l’examen de sa demande de titre de séjour, d’enjoindre à la préfète d’examiner sa demande dans un délai déterminé.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ». Il résulte de ces dispositions que, en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, il n’appartient pas à la juridiction administrative d’accueillir des conclusions tendant à d’autres fins que l’annulation d’une décision administrative en raison de son illégalité ou la condamnation d’une personne publique à verser une somme d’argent. Ainsi, le juge administratif ne peut faire œuvre d’administrateur et se substituer aux administrations compétentes, ni intervenir lui-même activement et directement pour prendre en charge une situation considérée comme anormale par un administré, ni adresser des injonctions à une autorité administrative hormis dans le cas où cela est impliqué par l’annulation d’un acte administratif prononcée à titre principal.

3. Par la présente requête, Mme A..., qui fait valoir qu’aucune suite n’a été donnée par la préfecture du Rhône à sa demande de titre de séjour déposée le 24 avril 2025, sollicite du tribunal qu’il enjoigne à la préfète du Rhône d’examiner sa demande dans un délai déterminé. De telles conclusions, qui n’accompagnent pas des conclusions à fin d’annulation, doivent être regardées comme des conclusions tendant au prononcé d’une injonction à titre principal dont il n’appartient pas au juge de connaître en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l’espèce, du code de justice administrative.

4. Dans ces conditions, la requête de Mme A..., qui est manifestement irrecevable, doit être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Copie en sera adressée à la préfète du Rhône.


Fait à Lyon, le 11 mars 2026.



Le président de la 2ème chambre,




T. Besse



La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition,
Un greffier

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