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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2602375

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2602375

mardi 10 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2602375
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLULÉ

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de certificat de résidence. Le juge constate que la préfète a délivré le certificat en cours d'instance, rendant la demande principale sans objet. Il ordonne néanmoins à l'État de verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 février 2026, M. B... A..., représenté par Me Lulé, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision implicite née le 7 juillet 2025 rejetant sa demande de certificat de résidence ;

2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône de réexaminer sa demande, dans un délai d’un mois à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de huit jours à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Des pièces ont été enregistrées pour la préfète du Rhône le 5 mars 2026.

Par un mémoire enregistré le 5 mars 2026, M. B... A..., représenté par Me Lulé, indique qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les demandes aux fins d’annulation de la décision implicite de la préfète du Rhône, mais indique maintenir ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2602092 par laquelle le requérant demande l’annulation de la décision en litige.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Bertolo, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :


M. A... demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision implicite née le 7 juillet 2025 rejetant sa demande de certificat de résidence.

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ».

Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu’il y avait lieu, non de la rejeter en l’état pour l’un des motifs mentionnés à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d’engager la procédure prévue à l’article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d’audience.

Il résulte de l’instruction qu’en cours d’instance, le 5 mars 2026, la préfète du Rhône a décidé de délivrer à M. A... un certificat de résidence algérien, valable du 6 mars 2026 au 5 mars 2027. Il en résulte que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction du requérant sont devenues sans objet en cours d’instance, et il n’y a plus lieu d’y statuer.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État la somme de 800 euros à verser à M. A..., au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E:

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction de la requête de M. A....

Article 2 : L’Etat versera la somme de 800 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la préfète du Rhône.


Fait à Lyon, le 10 mars 2026.


Le juge des référés,





C. Bertolo



La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,





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