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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2602565

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2602565

jeudi 5 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2602565
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon rejette une demande de référé-suspension visant le refus de nomination d'un candidat au corps des greffiers. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas présenté, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, une requête distincte en annulation accompagnant sa demande de suspension. La décision est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 février 2026, M. A... B... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 25 février 2026 par laquelle le Garde des sceaux, ministre de la justice, a décidé de refuser sa nomination dans le corps des greffiers des services judiciaires ;

2°) d’enjoindre à l’administration de procéder à sa nomination à titre provisoire afin de lui permettre d’intégrer la formation le 30 mars 2026.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Bertolo, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ». Selon l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». Aux termes de l’article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ».

2. Si M. B... demande la suspension de l’exécution de la décision du 25 février 2026 par laquelle le Garde des sceaux, ministre de la justice, a décidé de refuser sa nomination dans le corps des greffiers des services judiciaires, il n’a pas présenté de requête distincte tendant à l’annulation de cette décision, comme l’exigent les dispositions de l’article R. 522-1 du code de justice administrative, et n’en a pas joint copie à l’appui de sa requête. Sa requête est par suite manifestement irrecevable.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée dans toutes ses conclusions, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Lyon, le 5 mars 2026.


Le juge des référés,


C. Bertolo



La République mande et ordonne au Garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,

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