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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2602599

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2602599

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2602599
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPOCHARD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension du refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond, la préfète ayant accordé le renouvellement en cours d'instance, rendant la demande sans objet. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 février 2026, Mme B... A..., représentée par Me Pochard, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour ;

d’enjoindre à la préfète du Rhône de réexaminer sa situation dans un délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui renouveler son récépissé de demande de titre de séjour, dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;

de mettre à la charge de l’État la somme de 1 200 euros TTC au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Des pièces ont été enregistrées le 9 mars 2026 pour la préfète du Rhône.

Par un mémoire enregistré le 13 mars 2026, Mme B... A..., représentée par Me Pochard indique qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, mais indique maintenir ses conclusions au titre des frais liés au litige.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2602598 par laquelle la requérante demande l’annulation de la décision en litige.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Bertolo, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ».
Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu’il y avait lieu, non de la rejeter en l’état pour l’un des motifs mentionnés à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d’engager la procédure prévue à l’article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d’audience.

Il résulte de l’instruction que la préfète du Rhône a décidé d’accorder à Mme B... A... le renouvellement de sa carte de séjour temporaire. Les conclusions aux fins de suspension et d’injonction de la requérante sont ainsi devenues sans objet en cours instance, et il n’y a plus lieu d’y statuer.

Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’État la somme de 800 euros à verser à Mme B... A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.





O R D O N N E:

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction de Mme B... A...

Article 2 : L’Etat versera la somme de 800 euros à Mme B... A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la préfète du Rhône.


Fait à Lyon, le 16 mars 2026.


Le juge des référés,





C. Bertolo



La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,





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