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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2602865

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2602865

lundi 9 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2602865
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBOUARFA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant russe visant à enjoindre la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant ne justifie pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour obtenir une telle mesure conservatoire. La demande d'allocation sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code est également rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 mars 2026, M. A... B..., représenté par Me Bouarfa, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous lui permettant de déposer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, à bref délai et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat le paiement d’une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile et ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Chenevey, président, pour statuer sur les demandes de référé.



Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». Aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire. ». Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

Eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande, dans un délai raisonnable.

Pour les motifs qui lui ont été indiqués très récemment par le tribunal, par des ordonnances n° 2601726 du 11 février 2026 et n° 2601810 du 13 février 2026, et même s’il justifie avoir à plusieurs reprises relancé les services préfectoraux, M. B..., ressortissant russe né le 8 avril 1991, ne fait état d’aucune circonstance particulière justifiant une urgence à ordonner à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d’injonction présentées par M. B... doivent être rejetées par application de l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative. Les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code doivent être rejetées par voie de conséquence.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....



Fait à Lyon le 9 mars 2026.



Le juge des référés






J.-P. Chenevey





La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier



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