Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2602947

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2602947
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé) pour obtenir la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction dans le cadre d'une procédure de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête, car l'administration a, postérieurement à son introduction, convoqué la requérante pour lui délivrer le récépissé, ce qui a fait perdre son objet à la demande. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (mesures utiles en cas d'urgence) et R. 222-1 du code de justice administrative (constatation de non-lieu à statuer).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 mars 2026, Mme A... D... C..., épouse B..., demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation de l'instruction, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard.


Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2026, la préfète du Rhône, conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Chenevey, président, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ».

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : / (...) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) ».

Postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône a fixé un rendez-vous à Mme B..., le 24 avril 2026, en vue de la délivrance d’un récépissé. Par suite, les conclusions aux fins d’injonction présentées par la requérante ont perdu leur objet. Il n’y a donc pas lieu d’y statuer.


ORDONNE :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête présentée par Mme B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... D... C..., épouse B..., et à la préfète du Rhône.



Fait à Lyon le 16 mars 2026.





Le juge des référés






J.-P. Chenevey



La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier