LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2603004

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2603004

mardi 10 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2603004
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté municipal d'opposition à une déclaration préalable de travaux. Le juge estime que les moyens soulevés par les requérants, notamment concernant la naissance d'une autorisation tacite ou les irrégularités de procédure, ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision est fondée sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge considérant que la condition d'un moyen sérieux n'est pas remplie.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 mars 2026, M. et Mme A... doivent être regardés comme demandant au juge des référés :

1°) avant dire droit, d’ordonner à la commune de Saint-Etienne de produire les éléments nécessaires à la manifestation de la vérité ;

2°) sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’ordonner la suspension de l’exécution :
- de l’arrêté du 20 janvier 2026 par lequel le maire de Saint-Etienne a formé opposition à la déclaration préalable déposée par M. A... ;
- de toute mesure liée à la procédure visant au retrait de l’autorisation tacite obtenue à la suite de cette déclaration ;


3°) de condamner la commune de Saint-Etienne à réparer les préjudices matériels, professionnels et moraux qu’ils ont subis, pour un montant total de 19 600 euros ;


4°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Etienne le paiement d’une somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Ils soutiennent qu’il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ; en effet :

- l’arrêté litigieux n’a été notifié que le 26 janvier 2026, après la naissance d’une décision tacite de non-opposition à la déclaration de travaux ; ils sont donc titulaires d’une décision créatrice de droits validant les ouvrages existants qui ne peut être remise en cause ;

- la notification de l’arrêté contesté est entachée de plusieurs irrégularités ; notamment, le pli ne comportait pas l’avis qui a été émis par l’architecte des Bâtiments de France ;

- l’administration ne peut estimer qu’il y a une infraction au droit de l’urbanisme alors qu’elle a validé oralement et sur le terrain les aménagements qui ont été réalisés ;

- l’administration ne les a pas conseillés, mais a cherché à valider un dossier administratif sur la base de données erronées afin de justifier ultérieurement une décision d’opposition ;
- l’administration a démontré une volonté manifeste de paralyser leur défense ;
- les approximations chronologiques répétées de la commune, qui les a privés de toute visibilité sur leurs droits, entachent la procédure de retrait d’irrégularité ;
- ils n’ont pas été mis à même de contester utilement les motifs avancés pour justifier le retrait de l’autorisation tacite ;
- la clôture existante s’inscrit dans la continuité d’une autorisation obtenue il y a désormais plus de dix ans qui n’a jamais été remise en cause ;
- les procédures qui ont été conduites en 2015 et 2026 sont contradictoires ;
- alors que leur démarche est motivée par des impératifs de sécurité, le maire de Saint-Etienne a totalement méconnu son devoir de protection des administrés ;
- « l’esthétique 1900 » souhaitée par la commune ne peut prévaloir sur les droits constitutionnellement garantis de travailler en sécurité et de protection de l’intimité professionnelle exercée au sein du domicile ;
- le quartier dans lequel se situe leur propriété est marqué par une modernisation globale et l’omniprésence de dispositifs de clôture similaires à celui qu’ils souhaitent installer ; le motif de préservation historique n’est pas en adéquation avec la réalité des lieux ; la clôture en litige s’inscrit en réalité dans son environnement immédiat ;
- ils subissent une différence de traitement qui n’est justifiée par aucun critère objectif d’urbanisme ;
- l’administration a manqué à son obligation de transparence ;
- la dispositif de clôture qui existait antérieurement n’a jamais fait l’objet d’aucune remise en cause par l’administration ;
- la commune de Saint-Etienne devra être condamnée à réparer les préjudices matériels, professionnels et moraux causés par la procédure de retrait de l’autorisation qu’ils ont obtenue ;

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête, enregistrée le 5 mars 2026 sous le n° 2603001, par laquelle M. et Mme A... demandent au tribunal d’annuler la décision dont ils demandent la suspension dans la présente requête.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Chenevey, président, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes du 1er alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. » En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction, ni audience, lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

En premier lieu, M. et Mme A... demandent au juge des référés du tribunal, statuant en application de l’article L. 521-1 précité du code de justice administrative, de prononcer la suspension de l’exécution de l’arrêté du 20 janvier 2026 par lequel le maire de Saint-Etienne a formé opposition à la déclaration préalable déposée le 21 novembre 2025 par M. A..., en vue du remplacement d’un muret de clôture et de l’installation d’un portail et d’un brise-vue sur ce muret.

Toutefois, en l’état de l’instruction, les moyens visés ci-dessus que l’on peut discerner dans la requête, invoqués par M. et Mme A..., ne sont manifestement pas propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté contesté. Notamment, la circonstance que cet arrêté aurait été notifié après la naissance d’une décision tacite de non-opposition est, par elle-même, sans incidence sur la légalité de cet arrêté, qui devrait seulement, dans cette hypothèse, être regardé comme retirant cette décision.

En second lieu, les conclusions tendant à la suspension de l’exécution de toute mesure liée à la procédure visant au retrait de l’autorisation tacite qui aurait été obtenue par les requérants à la suite de la déclaration de travaux sont irrecevables, ces conclusions n’étant pas dirigées contre une décision.

Enfin, il n’appartient pas au juge des référés saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative de prononcer une condamnation.

Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de procéder à la mesure d’instruction sollicitée, que les conclusions aux fins de suspension d’exécution et de condamnation présentées par M. et Mme A... doivent être rejetées selon la modalité prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative. Doivent être rejetées par voie de conséquence les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. et Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A....

Copie en sera adressée pour information à la commune de Saint-Etienne.




Fait à Lyon le 10 mars 2026.




Le juge des référés






J.-P. Chenevey



La République mande et ordonne à la préfète de la Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions