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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2603627

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2603627

jeudi 19 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2603627
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait une injonction pour pouvoir voter aux élections municipales. Le juge estime que la demande est manifestement irrecevable car elle a été introduite après la tenue du scrutin et est désormais dépourvue d'objet. La décision est prise sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction en cas d'irrecevabilité manifeste.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 mars 2026, M. B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre « à l’administration pénitentiaire ou le juge de l’application des peines » de lui octroyer une permission de sortie exceptionnelle ou de prendre toutes mesures nécessaires afin de lui permettre d’exercer son droit de vote dans la commune de Saint-Siméon-de-Bressieux lors du « premier tour » des élections municipales « du 14 mars 2026 ».

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Reymond-Kellal, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, qu’elle est irrecevable.

La requête de M. B... a été introduite après la tenue du premier tour des élections municipales. Au demeurant, aucun second tour n’est prévu dans la commune qu’il désigne compte tenu du résultat des opérations électorales ayant eu lieu le 14 mars 2026. Etant dépourvue d’objet, elle est manifestement irrecevable et ne peut, par suite, qu’être rejetée en tout état de cause.



O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B....


Fait à Lyon, le 19 mars 2026.


Le juge des référés,




R. Reymond-Kellal


La République mande et ordonne au ministre de la justice, Garde des sceaux en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,


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